Ma Saint-Valentin

On a dit beaucoup de choses sur la fête des amoureux. On la taxe surtout, à juste titre, de mercantilisme, puisque les flèches de Cupidon atteignent le porte-feuille en visant le coeur…

Moi, pour célébrer cet événement aimé ou agoni, j’ai décidé de vous parler de la journée d’un célibataire : la mienne ! Aujourd’hui, 14 février 2012, j’avais prévu de retrouver quelques amis célibataires autour d’une table. Leur défection, pour des raisons louables et diverses, m’a contraint à revoir mes plans. À vrai dire, j’avais la possibilité d’aller manger un morceau avec un copain. Mais la perspective de me retrouver en tête-à-tête avec un gars, le soir où les amoureux font ripaille en trinquant à leurs sentiments, sous-entendait quelques spéculations sur mon orientation sexuelle.

Donc, ce soir, je vais me rabattre sur un ciné, comme je le fais pratiquement chaque mardi, jour de rabais dans certains complexes de Montréal. Puisque c’est la Saint-Valentin, je vais éviter les films à l’eau de rose, voire pornographiques, un célibataire étant par définition condamné aux rêves érotiques et à l’entretien manuel des bijoux de famille. Et sans vouloir être mauvaise langue (on est en plein dans le propos là), je pense que je serai plus heureux, seul dans ma salle obscure, que certains couples qui survivent en paix. On est d’accord : mieux vaut être un couple toute l’année et pas uniquement le soir de la Saint-Machin.

C’est vrai aussi, et on oublie souvent de le souligner, que la fête des amoureux doit être considérée au sens large. À partir du moment où nous aimons (un ami, une soeur, une mère…), nous sommes tous des Valentinois ou des Valentinoises, même si ce cher Cupidon nous a tiré une flèche dans le cul au lieu de toucher notre palpitant. On ne lui demande pas de viser juste, mais simplement d’injecter son doux venin assez profondément pour en savourer très longtemps les agréables déclinaisons.

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1 reply »

  1. Des couples qui survivent en paix… Je n’avais jamais pensé à associer ces trois termes et je ne cesse de relire ce passage. L’image est belle, mortifère et belle, un peu comme un effondrement au ralenti…

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