Des rats dans la ville

Montréal serait-elle infestée par les rats ? La question peut se poser après une hausse des appels de dératisation en 2011, essentiellement au centre-ville, apprend-on dans le journal La Presse du 6 février. Visiblement, beaucoup d’exterminateurs font le même constat. Faut-il s’en inquiéter ? Faut-il décréter l’état de siège et appeler Batman, lequel, on s’en souvient, a déjà affronté un homme élevé par des pingouins, et à peine plus ragoutant que la vermine dont il est question ici.

En fait, le soufflet retombe assez vite quand on connaît la cause de cette prolifération soudaine sur la voie publique. Les rats ne sont pas plus nombreux qu’avant à Montréal. Leur nombre serait même relativement stable d’une année à l’autre , selon les experts, autrement dit quatre millions de saletés, soit deux par habitant, « le ratio d’une ville bien tenue » peut-on lire. S’ils apparaissent au grand jour, c’est en raison du vaste chantier touchant les 7 000 km d’égouts de la ville, un des plus étendus du Canada. Pas difficile de comprendre que les conduits d’égoûts laissés à l’air libre facilitent le magasinage des nuisibles, qui vont notamment faire bombance près des restaurants.

La salubrité préoccupante de la ville est sans doute un autre facteur aggravant. Pour Harold Leavy, grand manitou de l’extermination de rats à Montréal, cela ne fait aucun doute. « Les logements sont de plus en plus sales, ça n’a pas d’allure. Je n’ai jamais vu autant de cas de résidences insalubres. On intervient chez gens qui ont des problèmes de santé mentale, des personnes âgées dont personne ne s’occupe, qui sont infestées et qui ne le savent même pas. » Très appétissant comme constat. Ça me rappelle la mésaventure d’un couple d’amis, propriétaires d’un appartement qu’il loue. Le locataire, visiblement déconnecté psychologiquement, s’était mis à uriner et à déféquer dans tout l’appart. Au point où il faudra refaire l’installation électrique, détériorée par l’infiltration de la corrosive urine. Et on ne parle même pas des odeurs !

Par chance pour l’homme, quand un mec chie et pisse partout sans raison, on ne le tue pas, on le soigne. Le monde est quand même bien foutu…

Publicités

Catégories :Tranches québécoises

Tagged as: , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s