Le suicide par policier

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il interpelle. Je veux parler de ces personnes qui, pour mettre fin à leurs jours, le font par l’intermédiaire d’un policier. La mort récente d’un homme de trente ans, abattu dans un quartier de Montréal, alors qu’il fonçait vers des policiers avec une machette, soulève des interrogations sur les mesures à appliquer pour éviter le pire.

C’était d’ailleurs le message adressé dans la presse par le frère de la victime, qui traversait une passe difficile et n’était pas dans son état normal à l’arrivée des forces de l’ordre, dépêchées sur place après le signalement d’un homme prêt à commettre l’irréparable. Ce dernier pense qu’il faudrait revoir tous les protocoles d’intervention pour les appels de détresse, en s’appuyant notamment sur des équipes formées pour faire face à ces situations complexes.

Au Québec, le suicide par policier interposé serait rare. Le constat est tout autre à l’échelle de l’Amérique du Nord, où ces comportements se constatent par dizaines. Une étude menée conjointement par les universités de Californie et de Toronto, auprès de 90 services de police canadiens et américains, a d’ailleurs révélé que 36% des civils atteints par balle, dans le cadre d’une opération de police, voulaient être tuées. 

Cette variante du suicide cause également des dommages chez les policiers contraints de décharger leur arme, certains étant victimes du syndrome de stress post-traumatrique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s