Une journée de rêve

Aujourd’hui, j’ai couché avec trois femmes en même temps. C’était une première pour moi. Trois tigresses qui ont sorti leurs griffes à tour de rôle. J’avais les pectoraux indestructibles, et un sens de la samba sous les draps soudainement inné. J’ai fait l’amour pendant huit heures, en présence d’un huissier et d’un représentant du Guiness Book, sans verser la moindre goutte de sueur. Après mes prouesses, l’une de mes partenaires m’a même demandé un autographe. Soudain, on a toqué à ma porte. La banque du sperme de Montréal insistait lourdement pour que je fasse don d’un peu de ma semence cotée en bourse. Grand prince, j’acceptai.

Et puis j’ai entendu le téléphone sonner. La direction du Canadien de Montréal, à court de génie sur la glace, m’invitait à faire quelques essais pour la prochaine saison. Quand j’ai donné mon accord, il m’a semblé entendre le propriétaire du club réprimer un sanglot d’émotion, ou de satisfaction, ce qui revient au même. C’était décidément une belle journée.

Dans la rue, alors que je me rendais à la boulangerie, une femme s’est jetée à mon cou pour me féliciter. Me féliciter de quoi ? Apparemment, j’avais sauvé toute une famille, deux perruches et un iguane la veille en me jetant dans les entrailles d’un immeuble en feu. Un chien m’a même applaudi. D’autres personnes se sont massées sur leur balcon, en me jetant des confettis. Putain, quelle journée !

La boulangère m’a roulé une pelle en me faisant cadeau de dix baguettes et vingt croissants au cholocat. Depuis ma brève absence, une longue file d’attente s’était formée devant chez moi. Éminemment féminine. Un long serpentin hystérique, criant mon prénom devant des caméras aux aguets. 

Je suis passé par derrière (je parle de mon appartement), histoire de me soustraire à cette ferveur un tantinet surréaliste mais ô combien jouissive. D’autres femmes m’attendaient dans ma chambre. J’ai pas paniqué. En apercevant mon dos tatoué aux couleurs du drapeau québécois, elles se sont mises à chanter du Céline Dion. C’est à ce moment que je me suis brusquement réveillé…

C’est bizarre, mais j’ai l’impression que mon rêve sentait le poisson. Un poisson de papier qui est resté collé à mon dos durant toute la journée. Bon 1er avril !

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