Chapelier, c’est fou !

Pour ceux qui ne sont pas reliés à Facebook, ou qui n’auraient pas vu passer ce papier, voici une petite chronique sur un des deux spectacles livrés par le Messin Chapelier Fou, parue sur le site de Camuz, lors de son passage au festival international de jazz de Montréal. Quelques jours avant, un autre représentant de la Moselle, Cascadeur, lui aussi précédé d’une belle réputation, se produisait dans la même salle, mais une soirée de plus (trois contre deux).

En ce qui me concerne, le plaisir fut partagé entre ces deux artistes très prometteurs, qui prouvent à leur manière que la culture messine a quelques atouts dans son jeu, et ne se résume pas au Musée Pompidou, aussi majestueux et audacieux qu’envahissant et pompeux (la décentralisation parisienne n’a pas que du  bon). Il y a dans cette ville, et plus largement dans cette région lorraine souvent méprisée ou méconnue, des talents souterrains qui ne demandent qu’à éclore. Hélas, ils sont souvent sous-médiatisés, quand ils ne sont pas ignorés. 

J’ai parfois l’impression, à entendre certains, que la culture populaire, ou en tout cas celle qui n’appartient pas à la caste contemporaine ou institutionnelle  (aussi appelée communauté prout-prout) équivaut à un étron posé sur leur trottoir trop propre. Comme une sous-culture faisant tâche sur ce tableau auquel ils ne comprennent rien, mais qu’ils portent aux nues avec une coupe de champagne remplie de suffisance. Du mépris à la cuvette des toilettes, il n’y a souvent que l’épaisseur de deux narines… Sensation nauséabonde vous avez dit ?

J’espère qu’après Cascadeur et Chapelier Fou, d’autres représentants de ce monde parallèle creuseront leur sillon vers des projecteurs plus amicaux. Quand Chapelier Fou s’est présenté au public montréalais, en plaçant ses origines messines dans sa brève allocution, j’ai senti comme un frisson me parcourir l’échine. Loin de ses VRP habituels – Musée Pompidou, cathédrale, club de foot (euh…), Ikea 🙂 – Metz a brillé d’une manière inattendue. En cinq spectacles sous la bannière prestigieuse du festival international de jazz de Montréal, deux artistes de son cru ont démarqué l’ancienne cité gallo-romaine sur la grande carte du monde, fortement congestionnée et confuse dans certains esprits.

Si, grâce aux ambassadeurs Alexandre Longo et Louis Warynski (leur identité à la ville), la Lorraine a retrouvé sa place à côté de l’Alsace, quand certains s’obstinent à la placer dedans, on aura fait un grand pas ! 🙂

 

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