Miroir, mon beau miroir…

C’est drôle de ne plus écrire sur le Québec maritime. Après être tombé en pâmoison devant le Saint-Laurent et ses coulisses de carte postale, je reviens à des considérations plus terre à terre…

Donc, aujourd’hui, j’ai pissé devant un miroir. Oui, je sais, la transition est brutale… 🙂 Je m’en remets à de plus basses contemplations. Mais il faut de tout pour faire un blog, n’est-ce pas ? J’ai failli singer la méchante reine dans Blanche Neige et les sept nains (à ne pas confondre avec Blanche Neige et les sept mains, je vous fais pas un dessin), en reprenant à mon compte sa célèbre réplique, à une modification près : « Miroir, mon beau miroir, dis moi qui a la plus grosse… »

Dans ces toilettes que je fréquentais pour la première fois, je suis donc tombé sur un pote à qui j’ai serré la paluche à de très très nombreuses reprises. Le genre baveux et toujours le nez qui coule. Toujours est-il que j‘ai trouvé saugrenue la présence de ce grand tableau changeant de paysage au gré des visites. C’est vrai quoi, on n’a pas idée de poser un tel objet au-dessus de la cuvette des WC ! Croyez-moi, quand on est mis à ce point devant le fait accompli, c’est dur de regarder ailleurs. L’image agit comme un aimant. Ce que j’ai ressenti en me regardant uriner ? Pas grand-chose, le contraire eut été surprenant. J’ai bien été tenté d’asperger cet intrus malpoli, ou, que dis-je, ce clone de mon costume trois-pièces. 

J’ai aussi remercié le ciel de ne pas appartenir à la catégorie redoutée des micro-sexes, aussi discrets qu’une verrue dans un champ de pilosité. Difficile en effet d’être dans le déni quand un reflet sans état d’âme remue le couteau dans la plaie, avec, voix de la vilaine belle-mère (on parle toujours de la même) en fond sonore, demandant à son confident éclatant : « Miroir, mon beau miroir, dis moi qui a la plus petite… » Avec, cette fois, plus de certitude et de conviction dans la réponse. « C’est toi ma reine » (bon, c’est vrai, il faut imaginer une version travelo du célèbre dessin animé de Walt Disney) D’où cette réponse tout aussi légitime et compréhensible en pareille situation : « Ta gueule ! »

Tout ça pour dire que si certains pissent dans un violon – selon l’expression consacrée voulant que l’on fasse quelque chose de complètement inutile – moi, j’ai pissé devant un miroir, avec la même impression de superflu en bout de ligne. Que les mélomanes me pardonnent, mais je crois que la prochaine fois, j’irai pisser dans un violon !

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