Prêcheurs pécheurs

La possible venue de prédicateurs islamistes européens à Montréal, dans le cadre d’une conférence intitulée Entre ciel et terre, suscite une vive émotion au Québec, en raison des propos franchement rétrogrades véhiculés par ces bergers du Moyen Age dans leurs prêches. Il faut dire que ces radicaux d’un mauvais genre ont le chic pour jeter de l’huile sur le feu, au grand bonheur d’autres extrêmistes, qui se feront justice dans les isoloirs politiques. Dans un article du journal La Presse, intitulé Des prédicateurs islamistes attendus à Montréal, on a droit à un petit aperçu de leur vision du rapport homme-femme. Autant vous dire qu’on n’est pas surpris par la teneur de leurs propos misogynes, qui sont une des marques de leur commerce. Voici quelques extraits. On prend une profonde respiration…

 

  • Un homme n’a pas le droit de toucher une femme ou de lui serrer la main. C’est déjà de la fornication et de l’adultère.

 

Je viens de constater que je suis un gros baiseur, et je vous en remercie ! Récemment, j’ai niqué la femme d’un pote qui me présentait sa nouvelle copine, et au supermarché, devant des tas de gens ! J’ai aussi copulé avec une directrice des ressources humaines, juste avant un entretien d’embauche. À vrai dire, quand j’y repense, ça me donne presque la nausée : tous ces hommes cocufiés par ma faute, et ces femmes en âge d’être ma grand-mère, que j’ai aussi ensemencées sans le moindre remord. Je vais de ce pas aller me confesser, en espérant ne pas croiser une nonne en me rendant à l’église (je refuserai poliment si elle me tend la main)

La tenue vestimentaire des femmes en prend aussi pour sa grade (ou son rhume, pour la version québécoise). On le savait déjà : avec eux, c’est on ne peut plus simple. Port du voile obligatoire (les femmes de marins sont avantagées). On oublie le pantalon, les bijoux, le rouge à lèvres… 

Car « la femme ne doit pas être attirante ». 

Une petite question pour prolonger cet excitant débat. Pas attirante, ça veut dire pas rasée ? 

Et ils enfoncent le clou : « Et elle ne doit pas se parfumer, sauf à la maison, pour son mari. » Ouf, vous m’avez fait peur ! 

Désolé, les gars, mais moi, quand je croise une femme parfumée dans la rue, c’est cette maudite fragrance qui me donne parfois envie de me retourner et de la serrer dans mes bras. C’est cette senteur blasphématoire qui me fait remonter le long de ses cuisses, avec des pensées impures prêtes à éclore au bout de mes doigts. C’est aussi leur tenue légères et gracieuses en été qui m’inspirent des idées grasses et les rendent encore plus belles. Le voile que vous prônez est un baume sur votre virilité, et une honte pour le respect des libertés et de la dignité. 

S’il ne faut pas refuser de serrer la main d’une femme, il faut en revanche s’abstenir de vous serrer la vôtre, percluse des germes de la bêtise et de l’intolérance. 

Voilà une bien piètre façon de rendre hommage à celle qui vous a un jour donné la vie. Vous avez la mémoire bien courte.

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