Vivre au présent

Nelson est mort. Pas mon chien (j’ai pas de chien), mais ce grand homme emprisonné pour ses idées et la couleur de sa peau, et qui devint, à force de courage et de combat, un symbole de liberté. Mandela est parti.

Le même jour, j’apprenais le décès du parrain d’une amie très proche, victime de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Je ne connaissais pas ce monsieur, mais j’imagine son combat et son courage pour rester digne et ne pas souffrir… J’imagine des tas de choses, en fait, comme souvent dans ces moments-là.

Aujourd’hui, je découvre par hasard qu’une autre amie a perdu son père récemment, lequel est allé rejoindre son épouse. Comme si ce deuil ne suffisait pas, le destin lui a mis un cancer du sein dans les pattes. Une autre guerre à mener. 

Ça fait beaucoup de courage et de combats, ces histoires-là. Elles font partie de la vie, on l’oublie parfois. Loin de moi l’idée de casser l’ambiance à l’approche des fêtes de Noël, mais une petite piqûre de rappel de temps à autre ne peut pas faire de mal. Le devoir de vivre est comme celui de la mémoire : il s’entretient. Nous le lustrons chacun à notre façon. Et puis derrière un nuage qui passe, aussi gris et menaçant soit-il, il y a toujours un soleil qui guette, attendant de réapparaître à un moment ou un autre. C’est ça, notre passage sur Terre. Un temps couvert où chaque éclaircie nous procure un bien fou. Ou l’inverse : une météo au beau fixe, avec quelques averses… Et après chaque orage, le même et salutaire constat  : savourer chaque instant, sans penser au lendemain. 

Il m’arrive de douter, et plutôt deux fois qu’une, depuis que j’ai quitté mon pays pour un autre. C’est le lot de beaucoup dans mon cas. C’est humain, et ça aussi c’est un combat. L’incertitude, le découragement, la solitude et j’en passe peuvent miner une heure, une journée ou une vie, et chacun de ces adversaires coriaces engendrent de rudes batailles pour se sortir de leurs filets… Rien n’est tout rose ni tout noir, c’est une combinaison des deux. Le rose pour vivre pleinement, le noir pour nous rappeler l’importance du premier. 

Vivre sans placement ni échéance, mais juste capitaliser sur le présent. La richesse, c’est aussi simple que ça…

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