Vedette du néant

 Cher Farid de la Morlette,

Je viens de lire tes exploits. Comment aurais-je pu les éviter, on ne parle que de toi ! Pas en bien, visiblement. Ta tronche s’est répandue sur le Net comme une vilaine gastro. Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire qui te concerne, je rappelle ton violon d’Ingres : le lancer de chat contre un mur. Dans ta catégorie, tu es un champion. Si  la connerie était un sport, tu serais couvert d’or…

Je n’étais déjà pas fan du lancer de nain, heureusement interdit en France, pour une raison évidente d’atteinte à la dignité humaine. Je le suis encore moins de ta prouesse misérable. La torture de matou, tu parles d’un fait d’armes ! Tout ça pour faire le buzz, et pour faire marrer ceux qui pataugent dans ton marécage…

Je te plains, car tu dois bien t’ennuyer pour te distinguer de la sorte ou tenter de ranimer les neurones qui doivent se tourner les pouces dans ta boîte crânienne. Ne la donne jamais à la médecine, elle finirait à la poubelle. Et puis la cervelle de singe, je crois qu’on a déjà étudié… (pardon pour les singes)

Moi, tu vois, on m’a appris à prendre soin des animaux de compagnie, comme celui que tu as décidé de martyriser. As-tu déjà pris le temps d’écouter ronronner un chat ? N’es-tu jamais redevenu un enfant en jouant avec un chien ? Crois-tu vraiment que leur seule vocation est de souiller nos trottoirs ou faire leurs griffes sur nos jolis canapés ? … As-tu une idée des services qu’ils peuvent rendre à l’homme, ne serait-ce que combattre la solitude ou soulager une maladie… En respectant ce que ta piètre personne doit considérer comme un objet, tu ferais un pas dans la bonne direction, tu entreverrais l’humanité.  Je me souviens d’un cochon d’Inde dont je me sentais très proche étant jeune. La seule fois où je m’en suis séparé pour partir en colonie de vacances, la pauvre bête s’est laissée mourir… Et puis ça respire, un animal, comme toi et moi. Un être vivant, ça te dit quelque chose ?

Je ne sais pas ce qui t’es passé par la tête pour en arriver là. J’essaie de comprendre, de te trouver une circonstance atténuante. La crise ? Le chômage endémique qui frappe les jeunes ? J’y ai pensé. Ta banlieue trop terne et grise ? Ça aussi. Oh, il y aura bien quelques défenseurs pour te trouver une issue de secours, tenter de mettre un « parce que » sous tous nos « pourquoi ? »…

Ton arrestation te pendait au nez, et je dois t’avouer avoir esquissé un sourire en apprenant la nouvelle. Si j’étais conçu de la même matière fécale que toi, j’aurais espéré en secret que les flics qui t’ont alpagué te catapultent aussi contre un mur et postent la vidéo. Bref, je prônerai la loi du Talion.

Mais même ça, j’en suis incapable et je le condamne. Ça ferait de toi un martyre alors que tu portes les gènes d’un bourreau. Je n’ai pas regardé cette petite séquence abjecte où tu te donnes en spectacle, comme je ne regarde jamais ces vidéos horribles exacerbant la mort des autres.  Ce serait te faire trop d’honneur, à toi le parangon de la bêtise. J’ai lu, ça m’a suffi.

Je ne suis même pas certain qu’une condamnation te serve de leçon. Ta cruauté envers cet animal me laisse pantois, sans voix… Mais dans ce monde fou qui est le nôtre, je n’en suis pas vraiment surpris. 

Tu as glané ton petit quart de gloire en causant des souffrances. Et ça, ma foi, ce n’est pas très glorieux. 

 

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Catégories :Coups de gueule et cris du cœur

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