Le journal d’un convalescent (5)

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Le lundi de Pentecôte a été synonyme de retour au bercail, plus exactement la Lorraine et sa belle ville de Metz, aprés un agréable séjour en famille, au pied des montagnes de la Haute-Savoie. Les habitants d’Annecy ont bien de la chance. J’avoue : j’ai quitté leur lac cerné de montagnes avec un sentiment de jalousie bien compréhensible. Mon ventre est revenu un peu plus tendu, et les odeurs de barbecue ont bien eu du mal à se déloger de mes narines. Je suis aussi revenu avec quelques couleurs de plus. C’est notamment ce qui arrive quand on dort comme une enclume à 16h sous un soleil dictateur. Des nuages ? J’en ai pas vu…

Dans la voiture, j’ai vite repris mes habitudes de jetlagueur… Une sieste, un retour fugace à la réalité, une sieste… et ainsi de suite. Quand le voyage frôle les 6 heures, le sommeil a du bon. Et quand votre moyen de locomotion est une grosse Audi break avec intérieur cuir et une jeunesse insolente, les affres de la monotonie routière sont plus faciles à encaisser.

À 15h45, j’étais de retour chez mes parents, pour une courte pause. Une heure plus tard, je rendais visite à un ami, qui est aussi le rédacteur en chef d’un mensuel gratuit pour lequel je collabore. On a bien évidemment parlé boulot, mais aussi de la vie et de ses sorties de route sentimentales. Il fait partie de ces hommes qui ont assez de vécu pour vous remettre d’aplomb avec quelques phrases bien pesées qui ont valeur de citation, loin des remarques toutes faites qui ne vous rendent pas toujours service, quand elles ne vous agaçent pas. Genre : « une de perdue, dix de retrouvées » (vraiment ?), sans oublier le sempiternel et un tantinet prétentieux « elle ne te méritait pas ». Jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas Dieu et encore moins un homme sans failles ni défauts, en dépit de commentaires féminins et amis – donc pas toujours objectifs – qui me placent ces temps-ci sur le même piédestal que Georges Clooney. Imaginez la pub : « Olivier Pierson is inside ! » (ça y est je bande)

De retour chez mes parents, absents pour cause de pique-nique au bord d’un étang avec des amis (les retraités ont la belle vie), je suis allé courir, alors que les températures devenaient plus supportables. Une bonne heure, et même un peu plus, à emprunter les sentiers de mon passé, quand je m’évadais déjà les baskets au pied au bord de la Moselle. Comme un épisode maintes fois vécu, j’ai savouré cette cure sous un soleil couchant, à écouter l’encouragement des grenouilles tapies dans la végétation dense, et en évitant autant que faire se peut les nuées de moustiques. Sans oublier ces dernières foulées aux abords du terrain de football qui me vit tant de fois courir derrière un ballon, à défaut de chasser la gueuse, ce qui est tout de même plus fatiguant…

En renouant avec la course, je suis allé à la rencontre d’un garçon que j’avais peut-être abandonné ces temps-ci. C’est un peu de ma liberté que je retrouve en suant à grosses gouttes. Je redeviens moi-même, je ne joue plus de rôle. Transpirer pour éliminer les toxines, et sans doute beaucoup plus…
(je joins quelques visions du jardin de mes parents, qui vaut bien des petits recoins du sud de la France !)

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