Le journal d’un convalescent (7)

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Mercredi 11 juin. Encore une journée chaude. Depuis que je suis arrivé, c’est comme ça, le soleil a mis ses semelles de plomb. L’avantage avec ce genre de météo, c’est que l’on passe sa vie dehors. Matin, midi, soir : j’ai pris tous mes repas à l’air libre, les pieds dans l’herbe la plupart du temps, l’immense sapin de mes parents faisant office de parasol naturel. Je ne me lasserai jamais d’un petit-déjeuner sur une terrasse, aussi fugace soit-il.

Louis m’a accueilli avec ses petits bras d’enfant courant vers ses trois ans. Quand son tonton est arrivé de chez ses amis à 8h du mat’, le petit bonhomme émergeait à peine. En me voyant, il s’est jeté sur mes jambes pour les enlacer. Ses câlins avaient soudain comme des bras à rallonge… Ma matinée est passée assez vite. Je l’ai mise à profit pour préparer une entrevue avec Kery James, un des piliers du rap français. Quelques heures plus tard, je lui parlais au téléphone… Je vous épargne ce qu’on s’est dit, vous le lirez bien assez tôt sur le site de Camuz à Montréal (un peu de pub), mais ce fut agréable, comme toujours jusqu’à présent avec les artistes – archi connus ou en devenir – que j’ai pu parfois rencontrer.

À peine une heure plus tard, je croisais mon ancien beauf dans la cuisine. Nous avons échangé quelques mots en nous promettant de nous revoir pour un verre ou une bouffe. Comme j’avais des fourmis dans les jambes, je suis allé courir, sur les coups de 18h. Le circuit habituel, toujours les mêmes groupies croassant sur mon passage (les grenouilles sont de sortie et ça drague sec au bord de l’eau !), et au final le corps dégoulinant de sueur mais ravi de l’effort accompli. À 19h10, je réapparaissais dans la cuisine où une forte odeur de quiche améliorée me taquinait les narines, tandis que la chaleur du four agressait mon épiderme en surchauffe. La douche fut un bonheur exquis, tout comme cette sensation de lévitation que l’on ressent une fois nettoyé et séché.

Et après ? Après, je suis allé boire un verre à Metz avec une amie. On a parlé de choses et d’autres, avant d’aller marcher un peu, au cœur de cette ville jardin que j’ai humé avec plaisir, et dont je suis resté l’amant malgré l’éloignement. Je ne suis pas rentré tard. Mon amie travaillait le lendemain, et j’avais quant à moi un texte à écrire pour alimenter mon journal d’Écriturien convalescent.

Le programme de demain : un café avec un ami dessinateur, un déjeuner avec un ancien collègue (et néanmoins ami) – à qui je rapporte un chandail du Canadien de Montréal frappé du nom de Price (un cadeau pour un membre de sa tribu) – et une soirée avec une amie avec laquelle je m’étais brouillé. Car j’ai décidé de mettre à profit ce séjour imprévu pour faire la paix avec une partie de mon passé. Si tout se passe bien, je devrais repartir plus léger, les personnes contactées ayant toutes répondu positivement à ma requête. Je pense que l’émotion sera au rendez-vous de ces retrouvailles placées sous le signe de la réconciliation. J’avais juste à faire le premier pas. Ça ne tient souvent pas à grand-chose, une résurrection… (photos de Metz : MoI).

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