Le journal d’un convalescent (17)

Sophie et Frédérique forment un joli couple !

Sophie et Frédérique forment un joli couple !

Samedi 21 juin. La France vibre au rythme de la Fête de la musique. Ce sera sans moi. Moi, je suis sur une autoroute, au volant d’une Golf noire, en direction de la Belgique. A ma droite, côté passager, Magalie, l’amie avec laquelle je me suis rabiboché il y a quelques jours. Les fous rires ont repris leur place. C’est sa voiture que je conduis. Madame avait envie de décompresser, d’avoir un chauffeur, et de poser ses pieds sur le tableau de bord. Je l’ai récupérée à la sortie de son travail. Nous filons vers un village frontalier du nom de Neufchâteau, après être passé par le Luxembourg.

Notre point de chute : une maison spacieuse, contemporaine, confortable et lumineuse, avec un grand terrain. On s’y sent bien tout de suite, comme on apprécie cette campagne belge où les maisons donnent dans le gris et la pierre apparente. Les forêts sont toutes proches, assiègent les villages et les plaines, tandis que des troupeaux de vaches paissent à quelques mètres des jardins. Ca sent bon le rustique et la quiétude, le soleil et la convivialité. Le but de cette virée : faire connaissance avec la copine de notre amie Sophie. Quand j’ai connu Sophe, elle fantasmait sur des hommes, dont l’auteur de ses lignes, lequel avait alors d’autres chattes à fouetter. Et puis un jour, elle a basculé, elle a rejoint le camp de broute-minous.  Elle a troqué une bite pour un vagin et elle a gagné au change.

Quand on est arrivé, vers 20h, Sophie a levé les bras au ciel puis effectué quelques roulades dans l’herbe avant de tournoyer à une vitesse folle sur sa tête. Bref, elle était contente de nous voir. Puis est apparue sa douce. Frédérique. Le teint hâlé, la silhouette sportive, et un léger accent qui ne laissait aucun doute sur ses origines belges. Ses enfants, deux (faux jumeaux) adorables prénommés Jules et Lilou, n’ont pas tardé à apparaître. On est vite passé à l’apéro sur la terrasse, avec ses grandes banquettes en bois surmontées de coussins et ses portions de galets. Les filles avaient mis les petits plats dans les grands. Frédérique est arrivée avec deux bouteilles de champ’, et puis quelques amuses-bouches préparés avec soin ont très vite garni la table, dont des assortiments végétariens, puisque Sophie, non contente de tailler le gazon chez sa voisine, fornique aussi avec les végétariens. Par chance, sa moitié est carnivore, comme nous. On s’est rué sur l’apéro comme des morts-de-faim, ou des étudiants ayant passé un séjour prolongé en Angleterre. La suite a été roborative, avec viandes et salades pour un régiment, sans oublier les deux délicieux desserts que nous avions apportés, dont un fondant au chocolat qui a mis le feu à mes papilles.

Plus tard, quand les enfants se sont couchés, la soirée a dérapé. Nous avons découvert la véritable nature de Frédérique. Disons que la dame s’est lâchée et qu’on a fait les présentations. Etant, comme la veille, à nouveau seul face à trois femmes, j’ai tenté de donner le change, surtout quand celles-ci ont maculé la conversation de cul. Encore ? Oui, encore. Avec des mots particulièrement fleuris et des discussions pour le moins franches, brutes de décoffrage, où on ne dit pas sodomiser mais enculer, et j’en passe. Quand les marmots sont partis, les femelles dansent ! Et moi au milieu de ces gonzes en transe, tentant de reprendre des forces et retrouver l’inspiration en butinant quelques carrés de chocolat Côte d’Or, amené sur la table par Frédérique, laquelle avait lu dans mon jeu de la gourmandise. Inutile de vous dire qu’en présence de lesbiennes ou de gouinasses (j’utlise ces mots hideux avec l’assentiment des concernées), la virilité masculine en prend un coup. Votre queue n’a aucun intérêt, c’est la toute puissance du clitoris ! Il a aussi été question de plaisir à trois, alors que, personnellement, le plaisir à deux est déjà tout un défi.

J’ai fini dans la chambre de Lilou avec Magalie, où un lit de fortune mais confortable nous attendait. Pour ne pas réveiller la petite, nous avions des consignes strictes à respecter. En clair : pas un mot ! C’était mal nous connaître !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s