Le journal d’un convalescent (22)

Serge Reggiani 4

Le dessin de Philippe Lorin qui accompagne mon papier sur Serge Reggiani.

Jeudi 26 juin. Journée maigrichonne. Aujourd’hui, c’est boulot. Je dois écrire un portrait du monument de la chanson française Serge Reggiani, dans le cadre du 10e anniversaire de sa mort. Une crise cardiaque, à 82 ans. Triste, mais il a eu le temps de vivre sa vie. Je vais pas m’étendre sur le sujet, d’autant que la Grande Faucheuse s’est déjà tapée l’incruste dans ma chronique précédente. Et à chaque fois, elle pourrit l’ambiance, la pute….

J’ai fait un peu les soldes… comme un mec, sans traîner. La pêche n’a pas été abondante mais plutôt bonne. Entre autres une chemise blanche cintrée, pour mettre mon bronzage en valeur et faire ressortir les futures tâches de sauce tomate… J’ai aussi tenté de négocier une vendeuse. Le patron me la faisait à 200 euros. Elle avait déjà pas mal servi mais elle tenait encore debout. La bouche venait d’être refaite et les seins étaient encore fermes malgré la quarantaine rugissante. Il m’a proposé de l’essayer. Il a demandé ma taille. J’ai dit taille L. Il a rectifié : taille M plutôt, non ? J’ai dit connard…

Je suis allé courir en fin de journée. Toujours le même parcours, loin de la cacophonie urbaine. Je cours au bord de l’eau et sur des terrains différents. Je revois des lieux de mon enfance et ça fait un bien fou. Je suis seul avec mes baskets et ce souffle régulier qui pourrait m’emmener au bout du monde. J’observe les vaches, les bottes de foin fraîchement compactées, les chevaux… et tout ce qui fait le charme d’une vie à la campagne. Tout ça va me manquer à Montréal. Je crois qu’il va falloir me menotter dans l’avion du retour. Je suis bien, en ce moment, dans mon pays. Un petit coup de mou passager. Rien de grave. Et à en croire une dame rencontrée récemment, ma vie est chez les cousins. Putain, les pauvres ! 😉

J’ai couru une petite heure, comme d’hab’. J’ai passé la soirée avec ma nièce, mes parents étant de sortie avec des amis à eux. Il devait être 20h et j’avais pas envie de cuisiner. Emma avait déjà mangé. Pas moi. Je l’ai embarquée dans ma voiture. J’avais envie d’un bol de viande kébab accompagnée de germes de blé. Le siège côté passager ne pouvant plus être relevé, elle a passé le court trajet en position quasi horizontale. On a bien rigolé. Avec elle, je cumule les fonctions de tonton et de clown. Quand ma nièce était encore une enfant, elle dévorait mes pitreries et autres grimaces, elle en redemandait. L’adolescente est devenue plus exigeante. J’ai donc parfois droit aux classiques « t’es naze » ou « n’importe quoi » avec un triple point d’exclamation.

Avant de partir en quête d’un repas, j’avais capté ce bol rempli de cerises bien mûres dans la cuisine de mes parents. Le dessert parfait ! Je n’ai laissé que les noyaux. Me suis couché vers 1 h (un classique chez moi). Le sommeil n’est pas venu tout de suite, à cause d’une mouche qui enchaînait les figures aériennes dans ma chambre. Elle a fini par se calmer. Peut-être la Grande Faucheuse, qui sait…

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