Le journal d’un convalescent (27)

La petite famille Gasparri au grand complet. Joli tableau !

La petite famille Gasparri au grand complet. Joli tableau !

Mardi 1er juillet. Les derniers jours sont toujours un peu spéciaux. A l’heure du bilan, vous vous dites, et votre entourage aussi, que tout est passé trop vite. Encore une fois. Ma mère et ma sœur ont eu droit à des fragments de moi, comme toujours. « Mais je préfère te savoir bien entouré », m’a avoué ma mère. Je ne suis pas à plaindre.

J’ai quitté le Luxembourg et Régine vers 10h15. On a fait un petit détour par un petit supermarché situé non loin de chez eux. Je voulais acheter du dentifrice. Suis reparti avec une marque locale, ça me fera un petit souvenir de ma virée luxembourgeoise… J’ai aussi mis le grappin sur un paquet de chewing-gum à la cannelle, qu’on ne trouve bizarrement pas de l’autre côté de la frontière. Des Big Red. J’en raffole.

Vingt minutes plus tard, j’étais de retour chez les Gaulois. La suite s’est résumée à quelques achats, dont un bracelet épicondylien pour mon coude convalescent (un mot à la mode ces temps-ci), ainsi qu’une pèlerine, dans le cadre d’un futur défi (vivement la fin du mois d’août, je vais disparaître un peu du paysage, disons…) À midi, j’étais de retour chez mes parents. J’ai profité une dernière fois d’un repas dans le jardin, l’herbe sous les pieds et un grand sapin faisant office de parasol… Le chien Elvis est encore venu quémander sa part de restes. Il m’ aidé à finir un fromage en fin de vie.

Peu de temps après, j’étais paré pour une dernière sortie à vélo. Une ultime virée en pleine campagne. J’ai refait le même parcours qu’à mon arrivée (lire une des chroniques du début, je ne sais plus laquelle, j’ai la flemme), en m’arrêtant une nouvelle fois dans ce petit café hors du temps pour me rafraîchir le gosier. La patronne, d’un âge respectable et d’un abord courtois, m’a reconnu. Cette fois, j’ai pris un Coca, j’avais besoin de sucre. J’anticipais déjà la terrible montée qui m’attendait à deux ou trois kilomètres de là. J’avais besoin de carburant, le sucre serait mon remontant. Le temps d’écluser ma boisson, et j’étais déjà reparti, toujours sur ce vélo (celui de ma mère) à qui j’en faisais voir de toutes les couleurs, en ahanant parfois comme un damné au sommet d’une côte. Mon petit périple a duré 1h30, et c’était bien suffisant. Je suis arrivé trempé. Quand ma mère a vu l’état de mon short, elle n’en revenait pas que je puisse transpirer autant. En même temps, je n’étais pas parti cueillir des marguerites, d’où une forte humidité dans la pièce où moisissent mes bijoux de famille. La douche fut un régal.

Nettoyé et débarrassé de quelques calories superflues, je me suis attelé à la préparation de ma valise, avec une légère appréhension quant au poids que cette dernière allait atteindre, considérant que l’on revient souvent plus chargé. Verdict de la balance : 20 kilos. Je demeurais sous la limite autorisée par la compagnie aérienne (23 kilos). Ouf !

En début de soirée, je filais à Metz récupérer une clé USB oubliée chez un ami. Après quoi je faisais escale chez Dali, qui a eu droit à une chronique bien pesée sur ce blog. Il faut dire qu’elle l’avait un peu cherché en nous mitonnant un repas à 0h30… Record personnel. Il s’agissait d’une visite improvisée, à l’arrache. Je crois que je souhaitais juste faire durer le plaisir, humer une dernière fois ma ville à travers une de ses habitantes. Dali en a profité pour me transférer deux albums sur la place encore vacante de ma clé USB. Un véritable juke-box sur jambes cette Dali, et qui ne boude pas son plaisir à vous partager sa vaste culture musicale. J’ai encore eu droit à ce rire dont elle a le secret, et dont je me suis gentiment moqué la dernière fois, ce qui m’a valu un simulacre de remontrance, Dali n’étant pas la dernière à prôner l’auto-dérision. Un jour, j’essaierai d’enregistrer le fameux rire, proche parfois de la toux cancéreuse. J’aurais voulu vous la montrer en photo, mais elle refuse net d’apparaître sur des clichés, même de dos et dans le noir, c’est dire ! Dali, c’est comme le yéti ou le monstre du Loch Ness. Ses rares apparitions devant un appareil numérique font l’objet de toutes sortes de supputations, et des scientifiques renommés se perdent dans des analyses complexes pour tenter d’en dater l’origine.

Tout cela est bien dommage, car, croyez-moi, cette nana gagne à être connue !

Gino et Pinto (avec les cheveux un peu plus longs) en 2010, lorsqu'il était venu me rendre visite à Montréal avec Régine. Cette photo a été prise par moins 30, d'où nos petites grimaces...

Gino et Pinto (avec les cheveux un peu plus longs) en 2010, lorsqu’il était venu me rendre visite à Montréal avec Régine. Cette photo a été prise par moins 30, d’où nos petites grimaces…

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