Parenthèse…

À toi lecteur, lectrice…

Toi qui est devant ton écran d’ordinateur, toi l’inconnu(e), la connaissance ou l’amie…

Tu me lis, parcours les lignes de ma destinée, lit dans mon cœur avec une autorisation tacite. Je t’imagine, le soir en rentrant de ton travail, ou à un autre moment de la journée, scotché à ces confidences qui deviennent un peu les tiennes sous le sceau du partage. Un peu comme une série TV dont je serais le héros. J’en suis à ma 3e saison. Les plus accros se sont abonnés. Bonjour la pression !

À toi qui m’apprécies, à toi que j’agace, ou que je blesse, qui sait ?, à toi qui m’a aimé ou qui m’aime encore, dans l’acception large de ce mot lourd de sens…

Je mettrais ma main à couper, et même mes couilles tiens, que tu souris, là, juste à ce moment précis. Pris(e) la main dans le sac, en plein délit de complicité. Tu fronces un sourcil, tu te demandes si je m’adresse directement à toi, qui est en train de lire cette prose que je sème à une heure tardive, avec pour seule compagnie quatre oreillers rondouillets. 

Je me demande toujours qui lit réellement ce blogue, je m’interroge. J’ai accès à quelques statistiques, comme les pays d’origine de mes nombreux visiteurs, mais jamais à leur identité, et je dois avouer que c’est frustrant. Disons que ça titille ma curiosité, même s’il m’arrive d’avoir ma petite idée concernant certains d’entre vous (tu souris à nouveau, lecteur, lectrice). Parfois, un commentaire vient rompre la monotonie du mutisme, transpercer le bouclier du silence. C’est la petite récompense laissée de temps à autre au bas de la chronique.

J’avoue : je me plais à imaginer (comme en ce moment) la réaction de certaines personnes, je plante un décor, j’anticipe des pensées. Si j’avais le don d’ubiquité, je crois que j’en abuserais, juste pour accompagner mon lectorat sur cette route sinueuse dont je suis le maître d’œuvre. Ça fait toujours drôle, pour ne pas dire bizarre, de se dire qu’on va être lu, et parfois noté. Se dire que des gens sont suspendus à vos humeurs, vos faiblesses, à ces battements singuliers qui font vibrer d’autres humains. 

Je vis mes jets d’existence comme une mise à nu. J’enlève le haut, puis le bas, je vous fais la totale. J’hésite rarement. C’est la raison d’être de ce blogue : la transparence. Il n’y a aucune honte à vouloir être sincère, à se libérer le cœur même en serrant les poings, ou à vouloir faire rire ou sourire en fricotant parfois avec le ridicule, la grivoiserie ou la grossièreté. Tous les chemins mènent à l’Homme. 

J’écris donc je suis, telle pourrait être la devise de ce récif où bien des âmes viennent s’échouer. Certains font une halte par hasard, d’autres ont ritualisé ce rendez-vous, s’inquiétant parfois d’une trop longue absence. L’Écriturien a fini par se faire un nom, une réputation, bonne ou mauvaise là n’est pas la question. Je souris à l’idée d’agrémenter un petit-déjeuner, de servir de goûter ou de dessert.

J’avais juste envie de te dire merci, avant d’aller enlacer mes taiseux d’oreillers. Te dire de revenir quand tu veux, et t’encourager à faire grandir ce blogue familier, si le cœur t’en dit, en te faisant l’écho de son existence… Ça ne fera pas de moi une personne plus riche, mais assurément plus heureuse. T’inviter enfin à donner une autre dimension à ces textes qui tranchent dans le vif de l’humain, en les accompagnant d’un peu de musique, par exemple…

Tu sais ce qui me ferait vraiment plaisir ? Que tu écrives un texte sur moi, L’Écriturien, ou sur ce blogue. Tu as carte blanche, et je m’engage à le publier sans la moindre censure… Cela pourrait devenir une nouvelle catégorie. Cette requête fera peut-être choux blanc, mais si d’aventure certains/certaines veulent se plier au jeu, alors j’en serais le premier ravi ! Je précise que leur contribution peut rester anonyme. 

La balle est dans ton camp…

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