Taureauscope (7)

Vendredi 7 novembre : « Pour obtenir ce que l’on veut, il faut parfois être capable de faire état de ses propres mérites. Une démarche résolument assurée vous rendra éligible à un programme et vous permettra d’accéder à un nouveau poste. Encore de passage dans votre signe, la lune vous investira de courage, vous permettant d’outrepasser toute gêne. »

Bon, j’ai beau remuer, labourer mon vendredi, décortiquer son déroulement avec la précision d’un médecin légiste, je ne vois pas de quoi vous parlez… Je vais donc – encore – devoir me sortir les doigts du cul (je tiens cette expression de mon service militaire) pour pondre une chronique sur mon horoscope du jour. Avec le recul, je réalise que cette catégorie (une fausse bonne idée ) n’est qu’un prétexte pour écrire et parler de ma life. La vie d’Olivier Pierson pendant un mois. Un jour, des gens m’arrêteront dans la rue pour me dire à quel point ils ont aimé l’épisode où je décris par le menu ma gastro-entérite carabinée ou l’orgasme “prépuceculaire“ avec les 5 nains de ma main gauche…

Qu’ai-je donc fait vendredi 7 novembre, à part danser sous la douche en écoutant September, du groupe Earth Wind and Fire ? (petite dédicace au passage à un de mes beaufs qui adore cette chanson programmée pour donner la pêche). Je me suis encore réveillé très tôt. Depuis que j’ai une nouvelle voisine, j’ai pas vraiment le choix. Car la voisine en question élève un animal qui court beaucoup. En fait, c’est un enfant, mais j’ai tendance à confondre quand ils sont jeunes. C’est quand il se met à chialer que j’ai envie de faire un trou dans le mur. Son enfant est du genre colérique. Ça fait pas mes affaires. Il n’a que trois ans, autant dire qu’il a encore de la marge pour me faire chier. Et comme la maman a oublié de lui dire que nous étions plusieurs dans cet immeuble (je plains la voisine du dessous) – puisqu’il me semble que le mot éducation inclut le mot respect – son petit primate fait un boucan du diable à une heure indigne d’un tel vacarme. Il est très agité son môme, et vu que le mur séparant nos deux appartements est en polystyrène, j’ai l’impression qu’il gambade chez moi. Parfois, il se casse la gueule, se met à brailler, et je dois avouer, non sans honte, que ça me fait sourire. C’est ma petite vengeance perso. J’ai à chaque fois bon espoir que ça le vaccine, mais il recommence. Un taureau ce gosse ! Y a aussi ce jour où il a dévalé les escaliers dans sa poussette. Sa mère avait dû oublier de mettre le frein. Quand je l’ai entendu hurler, j’ai cru qu’un clébard avait bouffé son rejeton. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il était en un seul morceau. Plus de peur que de mal.

C’est pareil quand sa mère fornique ou jouit en solitaire. Je suis aux premières loges, du moins c’est l’impression que provoque notre promiscuité. Du coup, j’ose plus péter et chanter Le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien en portugais.

À midi, j’ai décidé d’aller tester un café-resto qui a ouvert ses portes récemment dans le centre-ville de Montréal, où je me promène de moins en moins. Un article avait notamment vanté ses pizzas faites maisons, avec des ingrédients changeant de l’ordinaire. Je dois dire que je n’ai pas été déçu. Aussi bon que sur les photos (attention : j’ai pas dit que j’avais bouffé le magazine). Idem pour leurs pâtisseries. J’ai fait la totale !

J’ai aussi acheté un vieux jerrican d’essence. Le proprio du magasin m’a demandé quel endroit de la ville j’avais prévu d’incendier. Il plaisantait, bien sûr. Le jerrican en question va décorer mon salon. Il est rouillé et cabossé par endroits. C’est un peu la mode ces temps-ci, on redonne une seconde vie à des objets qui ne nous auraient pas effleuré l’esprit du temps de leur splendeur. Certains commerces abusent en vendant cette marchandise à des prix exorbitants. On fait du neuf avec de l’ancien…

Le matin, d’ailleurs, j’ai fait un crochet par le plus gros marché aux puces de la ville. Une véritable caverne d’Ali Baba d’où je suis ressorti un peu étourdi. J’aime flâner et me perdre dans ce genre d’endroit. J’ai une tendresse particulière pour les choses qui ont vécu, ce qui leur donne une âme. Il y en a pour toutes les bourses dans ce capharnaüm où je retournerai très bientôt.

J’ai aussi profité de ma journée pour adresser un message à une amie en France dont c’était l’anniversaire. Une semaine après celui de ma sœur. Comme elle, elle a fêté ses 40 ans. Et comme elle, elle est du signe du Scorpion, qui n’est pas le plus commode, et je sais de quoi je parle ! Elle était venue me voir durant l’été 2013 avec son mari, un ami très proche, dessinateur de son état, à qui je dois une belle collaboration sur l’album Le mur de l’Atlantique, aux Éditions Casterman. Je leur avais fait notamment découvrir la région du Bas-Saint-Laurent et son île Verte, un petit paradis où j’aime aller me ressourcer.

En fin de journée, je suis allé courir en compagnie du rappeur Akhenaton. Je précise que j’écoutais son dernier album, Je suis en vie, pour ceux qui s’apprêteraient à publier sur leur mur Facebook que leur pote Olivier est allé courir avec un des leaders du groupe IAM…

J’avais prévu d’aller boire un verre le soir avec une amie et son chum, mais je me suis assoupi dans mon canapé en regardant la télévision. C’est souvent le cas avec elle. Je ne connais pas meilleur somnifère.

 

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