Taureauscope (24)

Lundi 24 novembre : « On ne peut pas tout exécuter à la perfection, surtout s’il s’agit d’un premier essai. Alors ne vous tapez pas sur la tête si vous avez omis de vous occuper de certains petits détails. À présent, la seule chose que vous puissiez faire est de mieux vous concentrer la prochaine fois. Ne désespérez pas. L’arrivée de la Lune en Capricorne fera évoluer un contexte à votre avantage. »

Votre première phrase m’a fait sourire. Sortie de son contexte, on peut l’appliquer à des tas de situations. Elle est notamment valable avec les enfants. Je parle des dossiers sensibles, classés « sans espoir ». Les p’tits cons, les malpolis, et tous ces embryons de durs à cuire. Et l’âge n’arrange rien. Combien d’adultes en ce bas monde qui nous font penser que la perfection ne se donne pas au premier venu ?

Je suis moi-même un premier essai. Un essai concluant, il va s’en dire. Ma mère voulait au départ m’appeler Quintessence, mais ma marraine, au prix d’une modestie qui allait imprégner mon être (si si), l’a ramenée à la raison (en la prenant par les épaules et en la secouant frénétiquement), lui préférant le passe-partout et intemporel Olivier. C’est beau, un olivier, ça évoque le soleil, le sud de la France, l’Italie… et aussi les olives, que je déteste. Parenthèse : je ne compte plus les fois où j’ai eu droit au sempiternel « tu t’appelles Olivier et t’aimes pas les olives ? » Ben oui, c’est comme ça. Il y a aussi des gens sur cette Terre qui se prénomment Chéyenne (plus lourd que ça à porter tu meurs) et qui aiment pas les indiens; Marguerite et qui aiment pas les fleurs; ou encore Brigitte et qui aiment pas la bite… (c’était pour la rime, que les Brigitte me pardonnent, je les embrasse, sur la joue je précise, suis pas un homme facile).

Vous terminez votre horoscope au rabais en insinuant, après une énième allusion grivoise – la Lune en Capricorne (à cause de tous vos sous-entendus, je suis passé du statut de pervers à obsédé, un grand merci ! ) – que le contexte va évoluer à mon avantage. Vous pouvez préciser dans quel domaine ? Financier ? Amoureux ? (bon, là, on nage en pleine science-fiction). Je vais gagner ma prochaine partie de strip-poker ?

Sinon, j’ai enfourché mon vélo aujourd’hui. (désolé, le cahier des charges m’impose un certain nombres de lignes, donc je meuble en racontant ma LIFE) Qui l’eut cru, un 24 novembre au Québec. Je n’ai aucun mérite, le mercure affichait 16 degrés ! Je ne sais pas si c’est cette douceur surnaturelle ou le mioche de la voisine courant dans mon couloir (les murs sont pas épais) à 6h30 du mat’, mais j’étais de mauvais poil aujourd’hui. J’ai su que ma journée allait être pourrie sur le pas de ma porte, en me baissant pour prendre mon journal. J’ai fait une croix sur la lecture matinale en tâtant cette masse imbibée d’eau, qui devait être encore un périodique dans la voiture du camelot (le nom donné aux distributeurs de journaux au Québec), lequel n’avait pas cru bon de le protéger de la pluie battante en le glissant dans un petit sac plastique, comme il le fait habituellement. Résultat : des nouvelles fraîches… et humides.

Je terminerai cette chronique avec cette réflexion hautement philosophique prononcée par une amie, et qui me revient en tête subitement :

– Quand on marche vite, on avance plus rapidement que lorsque l’on marche lentement (entendu et certifié).

Ça s’est passé le week-end dernier, dans un bus qui nous ramenait vers le métro. C’est à ce moment-là qu’on a entendu un escadron de mouches voler…

Publicités

Catégories :Taureauscope

Tagged as: , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s