Taureauscope (27)

(photo : Chantal Lévesque)

Jeudi 27 novembre : « Un évènement inattendu pourrait surprendre votre jeudi. La lune est en Verseau, au carré de votre signe. Sans que vous n’ayez à faire quoi que soit pour le provoquer, une personne hostile ou incompatible sera amenée à se retirer d’un groupe ou d’une situation. Par conséquent, il deviendra alors plus facile d’exercer votre influence et de faire accepter vos idées. »

Désolé, pas d’évènement inattendu. Idem pour le reste. En une ligne, je viens de régler son compte à votre horoscope. Basta !

Bon, et maintenant, on fait quoi ? Si je vous largue là, vous allez crier « remboursez ! », même si votre venue sur mon blogue interstellaire – un clin d’œil au dernier film de Christopher Nolan, dont j’ai touché deux mots ici même – ne me rapporte rien sur un plan financier. Pas grave, je vis d’amour et d’eau fraîche. Pardon, je me suis laissé emporter : je vis d’eau fraîche (ça a moins de gueule dis comme ça).

Aujourd’hui, à trois jours de la fin de cette série (retenez vos larmes), je vais vous parler d’une photo que j’aime beaucoup. Elle figure d’ailleurs au sommet de cette chronique, laquelle est moins prétentieuse. Elle a été prise par une collègue photographe talentueuse. Disons qu’elle a l’œil pour saisir de jolis instants. Elle avait déjà eu la gentillesse de réaliser un joli cliché pour ma sœur, dans le cadre de l’album-surprise que je lui avais concocté pour ses 40 ans.

C’est à cause ou grâce à Chantal si un jour je suis apparu en compagnie de Thomas Fersen sur le site de Camuz, pour lequel nous collaborons. Ma mère en avait alors trop vite conclu que j’étais devenu moi aussi une vedette.

– « Mon fils il se lance dans la chanson ! Il va faire un duo avec le mec qui a fait la musique d’Amélie Poulain ! » s’était-elle alors enflammée. J’avais dû la faire revenir à la raison, lui expliquant, avec force diplomatie, qu’elle avait confondu Yann Tiersen avec Thomas Fersen. J’ai eu au passage la chance d’interviewer les deux. Le premier est prolixe comme une tombe, le second est un peu plus engageant, dirons-nous…

Cette photo était une commande destinée à illustrer une nouvelle chronique intitulée « Tous à poil ! » Si je m’arrête là, vous allez penser que je complète mes fins de mois derrière la caisse d’un sex-shop ou que je ponds des textes salaces pour un magazine branché cul. En fait, ladite rubrique se penche sur la relation privilégiée que des artistes peuvent entretenir avec un animal de compagnie, la gent féminine étant exclue de ce projet très léger dans le ton (taquin, je suis) Le décalage est particulièrement amusant avec les métalleux. Quelques-uns d’entre eux ont accepté de jouer le jeu, avec cette gentillesse qui ne saute pas aux yeux quand ils vocifèrent leurs paroles sur scène, en remuant la tête comme une essoreuse. Je ne vais d’ailleurs plus à des concerts de métal, ça me file la migraine !

J’ai par exemple visualiser quelques photos d’Éric (que l’on voit ici avec Struppi, l’antithèse du molosse), dans la version de bassiste de Necronomicon notamment. Avec un nom pareil, y a pas de doute possible sur le style de la maison. Je ne l’ai pas reconnu tout de suite, à cause du maquillage qui le rendait éminemment antipathique. Disons que je ne lui aurais pas fait garder mes enfants si j’en avais eu. Le plus intéressant, et je dirais même attendrissant avec « Tous à poil ! », c’est de constater que ces brutes de la scène redevienne des agneaux avec ceux que l’on appelle affectueusement nos fidèles compagnons. Ils changent de peau, de registre. Cette rubrique, c’est la petite note de piano qui s’intercale entre deux gros riffs de guitare et autres hurlements sataniques. Je leur reconnais aussi un certain courage pour accepter de briser leur image (cliché) de gros bourrin nourri au vacarme assourdissant des instruments. Oui, les métalleux sont aussi des êtres humains ! 😉

Quant à la photo choisie, je l’aime beaucoup pour la complicité qu’elle dégage. Un moment de parfaite communion entre un maître et son chien. Comble de l’intimité, le métalleux et sa crevette sur pattes partagent les mêmes penchants vestimentaires.

Tout ça me donne le goût de prendre moi aussi un chien. Je vais opter pour un toutou empaillé. Ça m’épargnera les sorties…

L’entrevue Camuz ici.

La page Facebook professionnelle de ma collègue.

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