Taureauscope (28)

(image sans rapport avec le texte, mais ça me faisait rire…)

Vendredi 28 novembre : « Vous avez du temps devant vous et rien ne vous contraint à tout faire aujourd’hui même, notamment en ce qui a trait aux loisirs et au divertissement. Si vous désirez qu’une autre personne manifeste davantage de curiosité envers une de vos passions, vous devriez réciproquement commencer à vous intéresser à l’un de ses passe-temps. La Lune arrive en Poissons… »

Rassurez-vous, j’avais pas prévu de me faire violence aujourd’hui. Me suis couché tard hier. 2h, on n’a pas idée. Aujourd’hui, repos. Ça fait du bien. J’avais une saison à finir. La number 3 de The Walking Dead. C’est de mieux en mieux, cette série zombiesque ! Au fil des épisodes, les rôdeurs (le nom donné aux zombies) deviennent presque des seconds rôles. Ils errent dans cette saga où les vivants deviennent aussi inquiétants que ces êtres amateurs de chair fraîche. La tension monte sans cesse, des drames surviennent, et l’on ne peut s’empêcher d’imaginer quelle serait notre personnalité si le monde était livré à l’appétit glouton de morts-vivants à l’haleine mentholée et sentant si bon sous les aisselles…

J’ai si bien dormi que je n’ai pas entendu le fils de la voisine faire vibrer mon plancher vers 6h30, heure à laquelle il entreprend habituellement son footing. Je ne désespère pas que sa mère lui explique un jour, soudainement frappée par un éclair d’intelligence, qu’il y a d’autres personnes dans l’immeuble, et que, ma foi, à 6h30-7h du matin, les voisins sont en droit de quémander leur portion de calme. Oui, il y a des claques qui se perdent, comme on dit chez nous, ou des coups de pied au cul (vous choisirez la variante).

C’est le Black Friday aujourd’hui, mais vu l’état de mes finances – dans le black every time – je vais passer mon tour, d’autant qu’il se peut que j’apparaisse finalement sur le sol français pour Noël. Voilà pour le scoop… (oui, j’aime à penser que je suis attendu avec impatience, ça nourrit mon ego). J’ai aussi ressenti le besoin de me replonger dans quelques textes relatant ma grande randonnée estivale sur les routes québécoises.Il me semble que c’était hier. Si je pouvais faire machine arrière, je le ferais sans hésiter. Pour ce sentiment de liberté que cela m’avait procuré, pour cette coupure salutaire dans un monde de fous, pour les belles rencontres et tout le reste. J’ai lu qu’une nouvelle marche, longue de 800 km, était apparu sur la carte québécoise. D’après ses instigateurs, les choses sérieuses vont commencer dès l’été 2015. Ça donne envie tout ça…

Me suis acheté le numéro 9 de la revue Schnock aujourd’hui. Je l’ai découverte par hasard en flânant dans une librairie à Montréal. Schnock ? « La revue des vieux de 27 à 87 ans », comme le disent ses créateurs, qui jouent la carte du « c’était mieux avant ». C’est délicieusement rétro, et chaque numéro consacre un dossier à une personnalité, vivante ou disparu. Le numéro 12, que j’ai dévoré aussitôt acheté, était ainsi dédié à Pierre Desproges. L’exemplaire que je viens de me procurer se penche sur le regretté Coluche, qui a laissé un vide (le mot est faible) depuis sa disparition en 1986. Putain de camion, comme le chantait Renaud… 

C’était l’histoire d’un mec imparfait, qui nous avait tant ému en délaissant ses habits de trublion le temps d’un Tchao Pantin bouleversant. Un mec qui aurait eu 70 ans cette année. Un mec, surtout, qui a créé Les Restos du Cœur, lui qui ne supportait pas qu’au pays de la bouffe, des gens crèvent de faim. C’était en 1985. Depuis, l’association d’utilité publique est devenue une institution. Les Restos du cœur ont entamé leur 30e campagne, dans un pays où la détresse a toujours les crocs. Loin d’être une passade, la « petite idée, comme ça… » de Coluche s’est imposée dans le paysage.

Dans un article récent du Figaro, on apprenait que « l’association a dépassé pour la première fois le million de personnes inscrites dans ses centres, et servi 130 millions de repas » durant l’hiver 2013-2014. « Un record assez détestable », avouait son président, qui s’attend à un nombre de bénéficiaires aussi important pour la nouvelle campagne hivernale. Détestable, en effet…

« L’intelligence, chez Coluche, venait du cœur », a déclaré un jour son ancienne compagne.

Pour moi, à partir de 1985, Coluche a cessé d’être un humoriste. Il est devenu un héros. 

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Catégories :Taureauscope

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