En passant par la Toscane (2)

La place de la Seigneurie à Florence.

Dimanche 7 septembre. – Le sommeil a été haché. C’est toujours comme ça dans les trains. Le petit-déjeuner arrive. Je me réjouis d’engloutir nos croissants lyophilisés. Nous apprenons notre premier mot italien, écrit sur la petite boîte de lait : bourra. Ça veut dire vache. Hip hip bip bourra ! (désolé, c’était trop tentant). 

10h : William, un Grenoblois passionné d’histoire de l’art, vient nous cueillir à la gare de Florence, sur le quai numéro 1.

– « Vous êtes le groupe Allibert ? »

Groupe, le mot est peut-être un peu fort, mais oui, c’est nous.

296666-david-michel-ange-florenceLe reste de la troupe est déjà à l’hôtel. Furtivement, je jette un œil sur la liste des participants. Et là, horreur, les prénoms qui apparaissent ne laissent aucune place au doute: nos camarades doivent avoir les cheveux gris et la peau un peu plissée. Simone, Renée, Claude, Françoise, André, etc. Bon ben ce sera 3e âge. Sur place, aucun miracle : nos craintes étaient fondées. On oublie donc les séances de drague… Ceci dit, ils sont très sympas et alertes. Après un petit briefing, direction le cœur historique de la ville. Florence la plantureuse dévoile ses charmes, l’Histoire inonde chaque façade. Ici, la beauté est une culture, et elle nous en met plein la vue ! Nous nous arrêtons entre autres au musée de l’Académie, où surgit, puissant et fragile à la fois, le David de Michel-Ange. Face à lui, une meute de touristes extatiques, malgré l’échafaudage qui enlaidit ce chef d’œuvre. On aimerait immortaliser la scène, mais des créatures aussi antipathiques que jolies nous interdisent de le prendre en photo. « No pictures », répètent-elles. J’accepte en grommelant. Je quitte le musée en maudissant ce bellâtre qui inspire le complexe, même si, au niveau de l’entre-jambes, il fait un peu pitié. Par chance, la notoriété ne se mesure pas à ce genre d’attribut…

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Délicieux ponte Vecchio !

Les visites s’enchaînent à un rythme soutenu : la place de la Seigneurie, le ponte Vecchio, le palais des Médicis, le palais Pitti… Nous jambes deviennent lourdes et nos estomacs ont faim.

18h : nous regagnons notre hôtel en échappant in extrémis à un orage dantesque. Une douche s’impose avant de faire plus ample connaissance avec nos compagnons de route autour de la table d’un resto. L’ambiance est conviviale et les discussions vont bon train. Au menu : des pâtes, évidemment, succulentes, assurément, un dessert, une liqueur au citron et un peu de vin. Moi, je n’ai d’yeux que pour la serveuse. Sourire fondant, et un charme inné qui donne à ses délicates rondeurs une saveur sucrée. Un jour sur place et l’Italie m’a déjà conquis. Sur le moment, je pense à me faire naturaliser, et je suis pris d’une furieuse envie de l’embrasser fougueusement. Mais la réalité claque des doigts et je reviens à moi. Nous devons partir.

Une bonne nuit de sommeil nous fera le plus grand bien. Demain, une autre escapade nous attend, avec son lot de trésors. Le stimulant parfait.

Prochaine étape : sur les hauteurs de Florence.

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