En passant par la Toscane (7)

Vendredi 12 septembre. – Le soleil est de retour. Il revient au bon moment car nous nous apprêtons à découvrir un autre trésor de la Toscane : San Gimignano et ses 13 tours médiévales – qui à l’époque en comptait 70 ! – qui donnent à ce village de carte postale des allures de hérisson. Le menu de midi fait dans le local : pizza.

boissons-fraiches-bibiteNous apprenons au passage que « boisson » se dit « bibite » en italien. C’est un cadeau tombé du ciel ! Un cadeau, car l’entendre dans la bouche de nos camarades âgées est un véritable régal ! Autre dégustation, autre cadeau un peu plus tard. Il nous est offert par notre guide William. Après nous avoir fait grâce du repas, il nous convie à prendre le dessert sur une petite place pittoresque où un homme est en train de jouer de la harpe. Le genre de moment présent teinté de bonheur et de délicatesse qui vous transperce l’âme. Dans ce cadre hors du temps, avec ses vieilles pierres et son soleil ardent, on ne pouvait rêver meilleur digestif. Le temps s’est arrêté et l’aiguille s’est figée sur ce instant exquis. De l’émotion comme j’aime, intériorisée, restreinte aux pensées, prostrée dans ce mutisme qui fait soudainement un bien fou.

La suite s’avère moins drôle mais instructive. Direction le musée de la torture (voir ci-dessous) et ses supplices d’un autre temps qui donnent encore la chair de poule ! Heureusement, la quiétude toscane étouffe les cris d’outre-tombe et nous ramène dare-dare dans une réalité plus joyeuse. Ouf !

L’heure est aux emplettes. Eh oui, la « touristmania » s’est emparée de nous. Notre dernière vision de San Gimignano est un glacier, ce qui se fait de mieux à lire l’enseigne qui promet « les meilleures glaces du monde ». Nous décidons de vérifier par nous-mêmes. On confirme : elles sont délicieuses ! Pour le côté référence planétaire, on passe notre tour, on laisse ça au chauvinisme local. Et puis faut avouer que cette surenchère attire le regard et le gourmand qui est derrière. En tout cas, la boutique se vante, photos à l’appui, d’avoir servi des clients illustres. Au hasard : le premier ministre britannique Tony Blair ou le comédien américain Robin Williams, qui ont griffonné un autographe sur leur portrait. Y a pire comme pub ! 

san_gimignano_1

Retour à Siennes, où Nico et moi décidons de faire un peu de lèche-vitrines. Maudite mode italienne qui vous fait tourner la tête. Ça ne nous empêche pas de revenir bredouilles. Car Siennes, c’est pas donné !

Nous dînons dans un resto succulent, assurément le meilleur de la semaine, aux abords de la plazza del Campo. La tentation d’aller s’asseoir sur ce site merveilleux est trop grande. L’air est doux sur cette place qui chaque soir ressemble à un forum. Le hasard de nos pas nous fait découvrir, au détour d’une rue, un spectacle haut en couleurs et fleurant bon la tradition. On aperçoit des étendards et des foulards bigarrés, et l’on assiste à des chants populaires qui s’élèvent vers le ciel. Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui rivalisent en exacerbant leurs cordes vocales ? Où vont-ils ? De quelle fête s’agit-il ? Nous ne le saurons pas, mais leur bonne humeur contagieuse nous transporte. C’est une autre facette de l’Italie qu’il nous est donné de voir. La nuit a beau être tombée, on garde cette agréable sensation d’un soleil encore aux avant-postes, tant cet instant illumine notre fin de soirée. Nous regagnons notre hôtel. Le séjour touche hélas à sa fin. Il y a toujours une END derrière le mot HAPPY…

Prochaine et dernière étape : un retour rocambolesque !

copertina2

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s