Chez moi (4)

Aujourd’hui : ma douche

Bon, quand je dis douche, je m’enflamme un peu. Au Québec, en tout cas dans les appartements de Montréal, c’est plutôt une baignoire qui fait aussi office de… Un succédané dirait-on pour faire chic, ce que je ne suis pas.

J’aimais bien prendre de temps en temps un bain en France, dans une eau bien chaude qui se mettait à convulser sous l’effet de quelques flatulences tentant de rivaliser avec les bulles moins rustiques des jacuzzisMon corps se ramollissait, le brouillard s’abattait sur ma salle de bain. Je m’évadais en pleine condensation… 

Le problème avec les baignoires montréalaises, c’est leur taille. À moins de rivaliser avec ma mère (qui se réincarnera sans doute un jour en nain de jardin), ou de se faire amputer les jambes avant la toilette, il est impossible de se détendre convenablement dans ce gros coquillage. J’ai quand même tenté une fois de m’y relaxer, mais j’avais l’impression de jouer à une partie de cache-à-cache dans un cagibi trop étroit. L’ambiance cosy, les bougies, la musique douce… j’avais pensé à tout. Mais au bout d’une demi-heure, j’avais déjà mal au cul et des raideurs dans la nuque. Autant dire qu’on ne peut pas mettre deux personnes allongées dans ma baignoire, sauf si ce sont des pygmées.  

J’ai donc installé un rideau tout autour de ce petit bassin pour lui donner une apparence de douche. Je me suis pas ruiné : 2 $. À ce prix-là, je peux me permettre d’en changer. Quand la lassitude me gagne, ou qu’une couleur suspecte tirant sur la rouille m’indique qu’il est arrivé en fin de vie, alors j’en installe un nouveau.

J’ouvre une parenthèse (je fais ce que je veux, c’est mon blog) : il y a un truc qui me taraude l’esprit et que nous avons tous vécu. Je veux parler de ce maudit rideau de douche qui vous colle à la peau, alors qu’aucun courant d’air ne l’y oblige ! Perso, je trouve pas cette sensation super agréable, en tout cas moins que les bras d’une femme qui vous font passer de loup à agneau en un frottement d’épiderme… J’ai déjà pensé à ne pas tirer le rideau, mais la perspective de devoir tout éponger après me rebute. 

S’il m’arrive de chanter sous la douche ? Parfois. Et je pousse la témérité jusqu’à danser, au mépris du ridicule, et au risque de me retrouver les quatre fers en l’air.

Mais ça, c’est une autre histoire…

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