Un anniversaire et des confidences…

Salut frangine,

Aujourd’hui, des tas de gens vont aller se recueillir sur des tombes, tandis que d’autres, comme moi, vont aller faire du sport. C’est la Toussaint, et qui dit Toussaint dit aussi ton anniversaire ! Quarante-et-un ans. Là, tu ne me vois pas, mais je me tortille comme un certain Michaël Jackson en me compressant l’entre-jambes… C’est ma façon à moi de célébrer l’événement.

L’an passé, je m’étais cassé le cul en te concoctant un album de dimension internationale, où des tas de gens, amis et anonymes, te souhaitaient un joyeux anniversaire en t’écrivant quelques mots sur un morceau de papier. Certains m’avaient demandé de l’argent en échange…

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La frangine, petite.

Qu’allais-je bien pouvoir trouver cette année ? Tu vas le découvrir un peu plus bas. J’ai simplement demandé à des proches qu’ils me livrent un souvenir marquant te concernant. Certains ont fait du zèle (je ne donnerai pas de nom !).

Dans la précipitation qui était la mienne, j’ai fait au mieux, et j’ai sans doute oublié de solliciter d’autres amis ou parents… Tous n’ont pas pu me répondre dans le temps imparti, ou ont oublié, mais rien de grave là-dedans !

Je me permets de griller la politesse à notre mère et ton mari, en débutant par un de mes souvenirs marquants. C’était un soir où je t’ai annoncé avoir fait une bêtise, disons que je m’étais rapproché un peu trop d’une fille qui était aussi et d’abord la petite-amie d’un mec que je considérais comme un frère. C’est bizarre la vie parfois… Tu vois de quoi je parle, j’en suis sûr… Ce soir-là, je n’ai quasiment rien dit, mais tu as senti ce qui se tramait, l’instinct fraternel j’imagine. Comme si tu avais lu en moi. Et surtout, tu ne m’as pas jugé. Tu m’as dit que c’était pas bien, mais en rigolant un peu quand même. Peut-être qu’inconsciemment, j’avais besoin d’avoir ton approbation…

Je pense que dans la vie, on a besoin de ce genre de témoignages, quand le blues se fait plus fort, qu’une personne te blesse ou te dénigre… Il ne faut pas renier les cons, les méchants, les imbus (et imbuvables) et autres cloportes de ce monde, car c’est grâce à eux qu’on mesure la valeur de ceux qui nous aiment et nous entourent.

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Mariage en Normandie, d’où est originaire son mari (son seul défaut).

Dominique Truttmann (qui fut ma mère deux ans avant que tu débarques) : je précise que je lui avais envoyé un courriel lui expliquant que j’avais besoin de quelques lignes revenant sur un souvenir marquant. Elle m’a envoyé… une photo ! La mère quoi !  Son souvenir marquant, « pas le meilleur car les meilleurs je les garde pour moi, c’est privé », m’a-t-elle écrit, c’est le jour où tu as été sacrée Miss Argancy, événement dont on reparle encore aujourd’hui dans les chaumières de ce village. Tu avais 16 ans, et moi, ce jour-là… j’étais pas là mais en discothèque avec ma copine de l’époque. J’avais passé la soirée à rouler des pelles avec le zizi tout dur. En rentrant, j’avais vu ce gros bouquet de fleurs sur la table de la cuisine, et cette écharpe qui ne laissait planer aucun doute sur le résultat de la soirée. En devant reine d’Argancy – et la seule d’ailleurs puisque ce fut le seul concours ! -, tu avais aussi remporté un voyage aux Baléares et une année de « choiffure », si je me réfère à la coupure de journal que maman m’a fait parvenir.

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Notre môman, qui va râler en disant que j’aurais pu mettre une autre photo. Maman, c’est la seule en ma possession où tu picoles pas !

Christophe, alias Kojak ou Monsieur Propre, mais aussi ton mari : comme toujours, il a flambé. Ce n’est pas un mais trois souvenirs qu’il a livrés :

« Le premier, c’est notre premier baiser, place du Roi Georges à Metz, date du début de notre histoire. À peine descendue de sa voiture, je l’ai embrassée comme un fou, baiser suivi d’un déjeuner au Bistrot des Sommeliers. Le deuxième, c’est le 14 février 2012, jour de la Saint-Valentin, où dans un grand hôtel parisien, le Hayatt, je me suis agenouillé avec une modeste bague afin de lui demander sa main. Il en suivra notre mariage le 27 juillet 2013, date qui reste pour moi un événement très marquant.

Enfin, le troisième s’est produit le 3 août 2011, jour de la naissance notre fils Louis. Jour extraordinaire partagé entre la crainte de perdre la femme que j’aime lors de l’accouchement, et le bonheur de la naissance de notre fils. Voilà, c’est difficile de choisir… Mais une chose est sûre, c’est que chaque jour que je passe auprès d’elle, ce n’est que du bonheur. Mes absences de la maison pour déplacements professionnels me « gonflent », le fait de savoir qu’elle est seule à gérer notre fils et plein d’autres choses. C’est une femme EXTRAORDINAIRE QUE J’AIME. »

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Louis + Emma = une maman épanouie !

 

Louis (ton fils) : « Cucul de chameau qui fait pipi sur ta tête… » (Il a 4 ans, j’ai tenté le coup).

Fanny (ta cousine, ma filleule) : « Il y a une dizaine d’années, lorsque j’ai connu mon premier gros chagrin d’amour, Virginie nous avait invités à dîner chez elle avec ma sœur et Laurent (aujourd’hui son mari). Je n’étais pas très joyeuse en ce temps-là, et c’était la première fois que je revenais chez elle sans lui. Elle m’a serré fort dans ses bras, m’a parlé de son expérience à elle, m’a donné de très bons conseils et m’a fait rire toute la soirée. Son attention m’a fait beaucoup apporté à ce moment-là, si bien que dix ans après, d’autres chagrins plus tard, je m’en souviens encore très bien.

Nath (Mondenshein) : « Je suis sûre qu’elle s’en souvient même plus, c’est hyper vieux ! L’histoire : Nath et Ninie dans une autre vie… Dans une voiture, pour rejoindre tout un tas de gens pas bien du tout : Steph, Nico, Tine – Hugo (?) – Les associés (?) … Nos 20 ans.  On emprunte un sens interdit. Pas de chance, la police a tout vu. Mais ils se montrent gentils comme tout, ils nous escortent jusqu’à la fin du sens interdit… Mais j’en ai plein d’autres ! »

Fabienne (Russo) : « Mon souvenir avec Virginie, c’était nos vacances passées au lac de la Madine. Des nuits à jouer à la crapette, des super fous rires ! J’ai passé de bons moments avec elle. »

Isabelle (Fabry) : « Elle et moi regardions avec envie un gars d’Argancy prénommé Hervé, plus jeune que moi et plus âgé que Virginie; je me souviens de franches rigolades à ce sujet ! »

Pour le solo de guitare magique à la fin. J’ADORE !

Peggy (Deve Pradier) : « C’est même un de mes premiers souvenirs avec elle. Nous avons fait connaissance lors d’une formation sur un logiciel qui s’appelle Evolia. Virginie est venue à l’agence d’Évreux pour me former, et elle était là pour 2 jours. Entre nous, elle avait déjà décidé de faire de Christophe son casse-croûte, mais lui avait franchement rien compris. Du coup, à midi au restaurant, elle commence à lancer quelques appels du pied sur le fait que l’hôtel coûte cher pour DLSI et que Christophe ayant une grande maison pour lui tout seul, elle pouvait tout à fait envisager de dormir chez lui… Autant te dire qu’en tant que femme, j’avais compris le message ! Pas Christophe, qui lui a répondu qu’il ne pouvait pas parce qu’il avait le chien ! Bref, la belle a dû sortir un peu plus les rames pour conquérir celui qui allait devenir son mari, lequel était très loin de décoder les signaux de séduction féminine. »

Nathalie (Balosso) : « Des souvenirs, j’en ai beaucoup avec ta sœur, dont certains sont trop tristes. Celui qui m’a fait mourir de rire, c’est lorsqu’elle est venue dormir avec nous la veille de son mariage. Elle a laissé Christophe pour pouvoir venir avec nous. Qu’est-ce qu’on a ri ce soir-là, je suis sûre que tu t’en souviens Olivier ! Sinon, il y a nos séances d’Aquabike, où l’on en bave et où l’on rigole tellement on a mal. »

Linda (Pallabot) : « Le souvenir marquant qui me vient en premier à l’esprit, c’est la première fois que j’ai entendu Virginie… C’était en 1993, en première année de BEP. Tout premier jour de classe, première heure. Mme Morel, notre prof principale, fait l’appel pour la première fois. J’écoute attentivement, car à l’époque, comme Virginie, j’étais en tête de liste, dans les B. Et là, lorsque la prof a dit « Bonnichon », une voix grave, déterminée et d’une grande assurance a crié : « Oui, c’est moi Bonnichon », du genre « ça pose un problème à quelqu’un ? » Elle était au fond de la classe, tout le monde s’est retourné sans moufter. Je me suis dit « oups ! je pense qu’il ne faut pas l’emmerder celle-là ! »

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Avec tes “vieilles“ copines Linda, Sonia et Stéphanie… Les filles, c’est quand vous voulez, j’ai aucun tabou ! 😉

Régine (Rouy) : « Ben je dirais que c’était quand même marrant le jour de son premier mariage… Y avait plus de 2 CV (la voiture des mariés à l’époque) pour la ramener chez elle. Du coup, c’est la fausse petite copine de son frangin, donc moi-même, qui l’a ramenée, parce que le frangin, il avait pas de voiture (je partais un an le lendemain au Québec !) et que les invités étaient tous repartis ! »

Armelle (la fille aînée de son mari) : « Mon souvenir marquant, c’est la première fois que je l’ai rencontrée, au restaurant La Croix d’Or à Évreux. À l’époque, j’ai été marquée par son élégance. De plus, j’ai tout de suite senti sa sincérité et sa franchise. »

Sonia (Begel) : « Un week-end, dans un grand hôtel de Plombières-les-Bains, où ta frangine se prenait pour Nadia Comaneci, dans la salle de sport de l’hôtel, en maillot de bain… »

Stéphanie (Abalo) : « Courant 1994, si je ne me trompe pas… Soirée improvisée en ville, jour de semaine, avec Virginie et je sais plus qui ! Dans un bar branché de Metz, on assiste à un concert, et comme avec la Virg’, on peut pas rester discrètes, on finit par rester jusqu’à la fermeture du bar, et sympathiser avec le groupe, des vraies groupies ! On les suit en boîte, au Typh’ à Metz, super soirée ! Au petit matin, en récupérant la voiture de Virginie, les 4 pneus crevés, enfin c’est surtout qu’on s’en est rendu compte en faisant quelques mètres, et la scène juste devant la boîte avec du monde devant… La honte ! C’est aussi cela nos soirées : de la rigolade, du laisser-aller… et parfois des emmerdes ! Un ex s’était vengé sur sa voiture. Il avait dû la suivre, un vrai mystère ! On a gardé notre bonne humeur. Je reste toujours aussi impressionnée par la « grande gueule « et le culot de Virginie ! Et elle a bien raison ! »

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Photo tirée du fameux album de 2014. Merci à la collègue et amie Chantal Lévesque!

Réjane : « Lorsque que tu m’as demandé de te donner un souvenir marquant avec ta sœur, la première chose qui m’est venue à l’esprit, avec un large sourire, c’est quand on allait dormir chez ma grand-mère Yvonne. Des moments simples avec beaucoup de complicité. La chambre qui nous était attribuée était celle de mon grand-père, avec son grand lit lorrain, des draps, des couvertures et édredon (si je te donne les détails, et encore je fais court, c’est pour évoquer l’atmosphère qui fait partie intégrante du souvenir). Bref, nous refaisions le monde, et surtout, quand ma grand-mère s’endormait devant la télé, on allait prendre des yaourts et on ajoutait de la confiture à la quetsche. Mais pour ce faire, il fallait passer dans le couloir sans se faire prendre ! Je me revois à la queue leu leu, moi devant, elle derrière, m’agrippant le pyjama, marchant à pas de velours, quand, tout à coup, un bruit étrange me fit tourner les talons et retourner vite fait dans la chambre ! Mortes de rire et à la fois intriguées, après avoir échangé sur la provenance de ce fameux bruit, j’ai compris qu’il s’agissait… de sa serviette ! Je te fais grâce de la suite… Que du fou rire ! »

Valérie Bougeant : « Notre première rencontre sur le Net, par webcam… C’était à l’occasion de l’organisation de son mariage avec Christophe. J’étais très excitée à l’idée de mettre un visage sur le nom de la future mariée. Le courant est passé instinctivement, et j’ai su que une nouvelle amitié était née. »

Réginald (ami d’enfance de ton frère) : « Ce qui m’a marqué, c’est comme elle s’était occupée de toi à notre retour de Malroy, un soir, après notre cuite mémorable ! T‘étais tellement mal qu’elle t’avait couché avec une bassine au pied du lit ! » (là y a du dossier !)

Ouahiba (notre amie coucous-merguez, épouse d’Ali, ancien légionnaire, d’où mon amitié, ça peut aider…) : « Le souvenir qui me vient spontanément à l’esprit, c’est le jour où j’ai fait sa connaissance chez des amis à toi au Sablon. J’ai aimé tout de suite son côté givré et vraiment simple, et aussi cette force de caractère assez surprenante dans ce petit corps de femme. Sans oublier sa bonne humeur ! Pour moi, c’est un concentré de joie de vivre ! »
 

Marie-Hélène (l’amie lumineuse du Québec) : « Moi je me souviens du petit repas improvisé sur une plage de Gaspésie, face à la mer, avec champagne et foi gras. C’était à l’occasion de mon anniversaire. C’était super ! »

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À ton mariage normand, avec Louis et moi… avec un costume (d’où la tempête le soir même !)

 

—– BONUS —-

Vanessa (Paradis) : « Je l’ai rencontrée chez Louboutin à Paris. Je me souviens qu’elle pleurait. J’ai cru que c’était à cause de moi, mais j’ai appris que c’était en raison de sa venue dans ce magasin de chaussures de luxe. Moi j’étais habituée, je ne me rendais plus compte. Mais elle, c’était la première fois. J’avoue qu’au début, elle m’a un peu saoûlée en me racontant par le menu son enfance difficile dans une cité malfamée de la banlieue de Metz. Et puis on a parlé chaussures, et là, ç’a été le coup de foudre ! On a tellement parlé godasses qu’un des vendeurs nous a poussées gentiment vers la sortie, alors que la boutique s’apprêtait à fermer. Ça faisait 6 heures qu’on jasait talons et on n’avait pas vu le temps passer ! Nous sommes devenues des amies très proches. Je t’envie Olivier d’avoir une sœur pareille. Au fait, ça tient toujours pour notre dîner… (euh, c’est pas le sujet là Vanessou…).

Mathieu (il dit M, mais aussi des tas d’autres lettres) : « Je fais te faire une confidence Olivier, et à mes fans à travers ce blog qui me donne des complexes de Corn Flaxes… Ta sœur et moi, on a eu une aventure. Ç’a pas duré longtemps, on était comme la moutarde et le Nutella, pas faits pour cohabiter ensemble quoi… C’est elle qui m’a inspiré ma chanson Onde sensuelle. Un souvenir marquant ? Le jour où elle m’a présenté sa mère et que cette dernière m’a pris pour mon père. Je lui envoie de temps à autre des textos, mais ils restent lettre morte, et ça me fait mal. Ta frangine, à l’époque, c’était ma mélodie… »

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Hey, vous connaissez le nom de Virginie ? Bonnichon !

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