L’écriplurien

Quinze jours. C’est le temps qu’il s’est passé entre ma dernière chronique et celle-ci. Une éternité. Il fut un temps où j’alimentais ce blogue toutes les 48h, mais c’était il y a longtemps. C’était à une époque où je tuais le temps avec des histoires écrites à l’encre de mon vécu. Une époque où mon arrivée chez les cousins d’Amérique du Nord fournissait des tas de munitions à mon inspiration. Le stylo était chaud comme la braise, je chargeais, il déchargeait…

Je sais, cher lecteur, que ma contribution est moins régulière, mais l’écriture est loin d’être une sinécure. Il lui arrive d’être constipée, boudeuse, morne comme une plaine ravagée par la guerre… Dans ces moments-là, il faut prendre son mal en patience, attendre la libération. Ça vient pas toujours comme une envie de pisser, l’écriture. Et puis quand cette dernière occupe une grande part de votre travail, celle qui patiente dans le couloir du temps libre en pâtit. Elle finit par s’assoupir.

Je sais que certains d’entre vous trouvent le temps long, mais je ne suis pas une machine. Le pire, ou le plus drôle – et même un peu émouvant je dois l’avouer – c’est que les visites ne tarissent pas. Remarquez, il y a de quoi lire sur ce blogue pour des semaines.

La dernière fois, c’est un massacre qui a remis du carburant dans mon réservoir à sec. Paris, la tour Eiffel, les attentats. La mort, les larmes, le sang. Le problème, c’est qu’on ne va pas très loin avec du sang. L’espoir de reprise n’aura pas duré longtemps. Alors en rentrant ce soir, malgré l’heure tardive (il est passé 23h en ce jeudi 3 décembre), j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes, une manœuvre téméraire je vous l’accorde, mais moins risquée cependant que si je le prenais par les couilles. Sur le chemin qui me menait à mon appartement, j’ai prié le ciel pour qu’un truc inattendu me tombe sur la gueule, un truc à raconter quoi. J’étais prêt à tout envisager, même une fiente de pigeon sur l’épaule ou le crâne, j’aurais pris, c’est vous dire le niveau de ma panne textuelle.

C’est pourtant pas les idées qui manquent. Tenez, au hasard, j’ai une amie qui communique avec son chum le matin en claquant des doigts. J’ai appris ça lors d’une soirée où nous étions plusieurs à nous goinfrer autour d’une table sans réels interdits, excepté la contribution charnelle volontaire. Une partouze si vous préférez. Là, je le tenais mon sujet ! Il me brûlait le bout des doigts, les voyants repassaient au vert. Une femme qui tente de faire deviner à son homme un morceau de musique juste en claquant des doigts ! C’était Byzance dans ma tête ! Un cadeau tombé du ciel, ce qui, au passage, est plus facile à réceptionner qu’un Airbus A380. Pourtant, le lendemain, je suis resté apathique, muet. Rien, que dalle. Mon inspiration avait rebroussé chemin.

Alors pardon, amis et anonymes, de vous faire poireauter ou languir de la sorte. Croyez bien que ça ne durera pas éternellement. C’est comme le célibat… mauvais exemple… Je reprends : c’est comme une gastro… (mouais). Bref, je reviendrai, comme l’a si bien dit un jour Terminator (c’est moins classe que de citer Hugo ou Alfred de Musset, mais ça le fait quand même).

Les héros ne meurent jamais (petite touche mégalo pour finir, c’est parfait).

Je vous aime ! (y a bien dans le paquet une lectrice esseulée qui me fera signe, bordel !)

L’écriplurien (de circonstance).

 

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1 reply »

  1. Je ne suis pas une écrivaine j’ ai fais un blog sous la suggesion de ma fille ( Qui elle est une écivaine ) Un plaisir parfois ponctué de manque de sujets mais comme je le dis dans mon blog je l’ ai fais pour vous aider à regarder ce que vous ne voyez peut-être plus , un vide que nous provoquons bien souvent . J’ aime vous lire alors j’ espère que votre folie du moment reviendra vous écrivez si bien vous sauriez rendre une feuille morte vivante j’ en suis certaine !

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