L’hiver, quel hiver ?

20160204_201739Après vous avoir parlé de hockey, à mon grand désarroi vu les résultats pathétiques du Canadien de Montréal – qui se paie le luxe de se faire corriger par des équipes plus mal classées -, j’ai décidé d’aborder un sujet tout aussi enthousiasmant : l’hiver.

Enfin, je devrais dire l’automne, car cette année on ne sait plus vraiment à quel thermomètre se vouer, en tout cas d’un point de vue montréalais. La faute à cette météo qui marche sur la tête. Depuis mon arrivée au Québec en 2007, j’avais jamais vu ça. Les spécialistes avaient été clairs : le millésime 2015-2016 allait être doux. Dans le mille.

L’an passé, j’étais resté sur mon vélo jusqu’à la mi-novembre, ce qui constituait déjà un exploit, d’autant que l’édition avait été assez froide merci bien. Cette année, je pédalais encore le 11 décembre, et si j’ai dû me résoudre à ranger mon deux-roues, c’est simplement parce que je devais alors me rendre en France pour y passer les fêtes de Noël. C’est d’ailleurs de la Gaule que j’appris qu’il faisait 17 degrés le 24 décembre à Montréal, soit 4 de plus qu’à Metz, où la tiédeur ambiante était aussi suspecte qu’appréciée.

Quelques jours plus tard, une tempête de neige s’abattait sur la province, et même une seconde, un peu plus tard, pour souligner mon grand retour à Poutineland. Je me suis alors dit que les choses rentraient dans l’ordre, j’étais même heureux de sentir le froid piquant sur mes joues. Mais ça n’a pas duré. J’avais été victime d’une illusion de neige optique.

Depuis que je suis rentré, les températures atteignent cahin caha le seuil hivernal. Ces derniers jours, on a même eu droit à une petite cure de douceur, au point où je me suis surpris à me promener en ville le manteau ouvert. Et encore, je ne parle pas du manteau de compétition, avec capuche de cosmonaute intégrée, ce bouclier rembourré que l’on enfile pour affronter la Sibérie. Celui-là, il n’a toujours pas foutu le nez dehors, et je crois bien l’avoir entendu sangloter dans son armoire. Je pense qu’il déprime.

Aujourd’hui, j’ai pris une photo qui se passe de commentaires. Elle a été réalisée sans trucages. Si vous ne voyez pas de neige, c’est normal. Avec l’hiver valétudinaire que l’on connaît, le manteau blanc s’est réduit comme une peau de chagrin. Il fait pitié à voir. Il reste quelques bribes ici et là de cette saison qui a mauvaise mine. Le bon côté de cet hiver déroutant, c’est le chauffage mis au régime forcé, et du coup une facture allégée.

Je ne suis pas en train de vous dire qu’on fait bronzette au Québec, mais ce que je peux vous garantir, c’est que la fameuse maxime de Gilles Vigneault – « Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » avec son corollaire [« ta gueule ! »] – a pris du plomb dans l’aile cette année. J’imagine la tête du touriste dans l’avion le 2 février dernier, au moment où le commandant de bord a annoncé la température extérieure : 6 degrés.

Ils ont annoncé un petit moins 10 pour dimanche, mais toujours pas de neige à l’horizon. Même la grosse bordée qui a enseveli récemment Chicago et New York a épargné la Belle Province. Reste maintenant à espérer que cet hiver bidon n’augure pas un été pourri ou de braise. Manquerait plus qu’il neige en juillet tiens !

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