Deadpool, super anti-héros

J’ai adoré. Je pourrais m’arrêter là, mais je vais développer un peu…

Je suis allé voir Deadpool, la dernière adaptation ciné de l’univers Marvel. J’y suis allé avec un peu d’appréhension. Faut dire qu’avec les super-héros, la lame est à double tranchant. Ça passe ou ça casse comme on dit. Prenez Hulk par exemple. Une cata ! Thor ? Bof. Iron Man ? Sur le plan du casting (qui d’autre que Robert Downey Junior ?), rien à redire, mais une saga inégale (comme souvent remarquez avec les séries). Superman ? Du mieux depuis que Zack Snyder (300, Watchmen) l’a repris en main. Spiderman ? À mon sens le plus réussi de la famille des gens pas comme nous jusqu’à présent, autant visuellement que dans l’esprit de la BD…

Et puis Deadpool. Sauf que lui, c’est pas vraiment dans la cour du consensus qu’il joue. Lui, il est plutôt du genre anti-héros, et dans ce registre il les bat tous à plate-couture ! Avant lui au cinéma, il y avait eu Hancock, sous les traits de Will Smith, qui ferait presque office d’enfant de cœur à côté du nouveau venu vêtu d’un pantalon en lycra qui lui moule le cul. Plus près de nous, les Gardiens de la galaxie évoluaient aussi dans la marge, pour notre plus grand plaisir !

Cette fois, on atteint une autre dimension. On a tout dit, tout placardé sur Deadpool. Irrévérencieux, grossier (mais pas vulgaire, nuance !) et une forte prédilection pour l’hémoglobine. Oui, Deadpool est à l’image de cette réalisation signée Tim Miller, un pro de l’animation (ça se voit) : trash. Le pouvoir de ce personnage jubilatoire et infréquentable ? L’auto-guérison. Ses tissus se régénèrent. Un trou de balle et ça repart ! Mieux qu’un Mars donc (avis aux publivores). L’intéressé nous rejouera d’ailleurs la scène – en accéléré – du film 127 heures en s’amputant d’une main, laquelle finira bien sûr par repousser, lentement mais sûrement.

Dans la rubrique compétences, on trouve aussi un vocabulaire très fleuri, le genre à provoquer des convulsions chez les poètes de ce monde. Entre les sous-entendus graveleux et les termes explicites et dégoulinants, on peut dire qu’on est servis ! Oui, avec lui, l’assiette est pleine, et on a même droit à du rab. Et vous savez quoi ? On rit, on en redemande. On rit devant tant de gros mots et d’auto-dérision, on se marre devant cet anticonformiste nommé Wade Wilson, un ancien soldat de forces spéciales qui tentera un remède de cheval pour venir à bout d’un cancer généralisé. Sauf que la douleur est incluse dans la renaissance, histoire de réveiller les gènes mutants qu’on lui a inoculés. Un programme qui va le laisser défiguré (d’où le costume), à cause d’un savant fou qu’il se mettra en tête d’aller dégommer (ah, la vengance…). D’autant qu’avant de rejoindre la famille des X-Men – même s’il garde ses distances dans ce premier épisode (il y aura forcément une suite) – le personnage incarné par Ryan Reynolds s’est dégotté une petite amie, laquelle partage son goût pour les galipettes et autres jeux saugrenus… Parenthèse : c’est ce même Reynolds qui campait le Green Lantern, qui avait été un bide lors de sa sortie. Autant dire que ce Deadpool est comme qui dirait sa planche de salut.

Il faut inclure dans ce délice vitaminé à l’humour les génériques. Celui de l’ouverture donne le ton de que qui va suivre. Quant à celui qui baisse le rideau, il réserve une petite surprise à la toute fin (c’est un secret de polichinelle). Mention spéciale à la bande son, entre titres hip-hop percutants, et chansons pop qui font contrepoint à l’action, ce qui accentue l’effet humoristique. Faut quand même préciser que l’ossature musicale de cet ovni comprend un titre de Wham, le kitschissime Careless Whisper. Fallait oser !

C’est justement le principal atout de film tout compte fait : il ose. Il ose et ouvre la voie à d’autres super-héros tordus, loin des standards de Disney, qui arrondit parfois un peu trop les angles. Et ça, ça fait un bien fou !

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1 reply »

  1. Je n’avais pas vu la bande annonce et je suis allé le voir avec mon fils et son copain et comme toi Olivier ,j’ai été agréablement surpris. J’ai adoré ce mélange d’humour et de sang,vivement la suite.

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