Trois paires de fesses et un zizi pour mon 44e anniversaire

Mercredi 27 avril. À 10h10, j’ai vieilli d’un an. Il y a 44 printemps en arrière, ma mère me mettait au monde. J’étais le plus heureux des petits hommes…. Et puis ma sœur est arrivée. Disons que nos relations ne sont pas parties sur de bonnes bases. Heureusement, ça n’a duré que quelques jours. Faut dire qu’à l’époque, j’étais pas en mesure d’imposer ma loi. Vu ma corpulence et celle de ma mère – un môme de 2 ans, ça impressionne pas vraiment disons… – je voulais pas risquer de finir encastrer dans le mur après une gifle façon Rambo. Je fabule, ma mère ne nous frappait pas avec la main mais avec une cuillère en bois ornée de clous.

Anniversaire oblige, j’ai réceptionné mon quota de messages sur Facebook, la plupart publics. Un de ces messages m’a fait sourire. Il faut dire que c’est le plus long que j’ai reçu et son auteure tente toujours d’être la première à me souhaiter mon birthday. Pas cette fois. Il n’y avait rien de grave là-dedans, mais l’amie en question, infirmière de son état (au Luxembourg), a cru bon de se justifier. D’où ce texte savoureux que je décide de publier ici, étant donné qu’il ne comporte aucunes allusions grivoises, et en considérant que le mot « zizi » est assez chaste aux oreilles !

Le voici dans son jus originel :

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« Alors non, j’ai pas eu besoin des réseaux sociaux pour me faire savoir quel événement il y avait le 27 avril…Non non non !!!! Hier, en tapant le 26, je me suis dit : c’est la veille du 27 !! Et voilà ! Pour être la première à minuit et une petite seconde, il fallait que je sois banquier et que je sois devant un écran. Mais moi, à minuit, j’avais un zizi devant les yeux puisque j’étais en urologie… un vieux zizi de 79 ans, certes…. mais un zizi quand même ! Alors j’ai tapé dessus, mais ça n’a pas envoyé de message… Alors j’ai attendu d’être le soir, du genre maintenant, pour être presque la dernière à t’envoyer un message… Alors je te chante Joyeux Anniversaire. Je mets les choeurs en route : j’entends Happy bezay youyou Pinto (ça c’est de Fedor), oyeux vessaire (ça c’est Mitia) et… oh, mais qu’entends-je ??? : Tanti auguri a te Pinto !!! ah, mais c’est mon homme !! Bref, joyeux 44, 4×4 tout terrain…Vas-y fonce !!!! Gros becs luxembourgeois…. »

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Le festival des fesses

J’ai aussi reçu une carte de Cannes. L’ami qui me l’a envoyée, de passage dans cette ville, ne se doutait pas qu’elle arriverait pile poil le jour de mes 44 ans. La carte en question n’avait même pas vocation à me souhaiter un joyeux anniversaire, mais le hasard a bien fait les choses. L’intéressé, qui lit régulièrement ce blogue, sourira certainement en lisant ces quelques lignes. Il se prénomme Jean-Pierre. J’ai fait sa connaissance lors du Compostelle québécois en septembre 2014. Entre lui et moi, le courant est passé. Je lui avais d’ailleurs consacré un texte ici même, histoire de rentre hommage à ce personnage attachant, lequel fait fructifier sa retraite en voyageant ici et là.

Les cartes postales de Jean-Pierre (il fonctionne à l’ancienne) sont toujours dénudées, du moins les personnages qui figurent dessus. Mis à part une fois, alors qu’il se trouvait en Thaïlande, où j’avais eu droit à un Bouddha allongé, le Savoyard prend un malin plaisir à me faire parvenir des images de femmes seins nus ou les fesses à l’air. Le genre que j’évite d’exhiber sur la table d’un café. Quand Jean-Pierre m’écrit, il s’applique toujours. C’est bien simple, la première fois, j’ai cru, en découvrant la graphologie sur l’enveloppe, que ça venait de ma nièce de 13 ans. Par contre, c’est jamais droit, à croire qu’il m’écrit toujours sur un bateau ou pendant un séisme. Dans sa dernière missive, il a cru bon de me dire qu’il pensait toujours à moi, ce que je mets sur le compte d’une amitié sincère et non une attirance sexuelle refoulée, auquel cas je me verrais contraint d’en référer à un ami prêtre plutôt Christ que Marie. Il y a une autre phrase où il me dit qu’il suit toujours mes aventures « sur le livre Québec Mag » qui est en fait un magazine et dont le nom exact est Québec le Mag. Je ne lui en tiens pas rigueur car avec JP, les mots, les expressions et autres titres d’œuvres ou de publications sont souvent malmenés. On dirait que sa bouche renâcle parfois à parler comme le commun des mortels…

Voilà, c’était ça mon anniversaire. Deux anecdotes. De ces choses en apparence banale mais qui font du bien. Après avoir écrit ces lignes, je suis allé me faire un cadeau. J’ai hésité entre les mille unes de Charlie Hebdo (1991- 2011) et un massage buccal. Et vous savez ce que j’ai pris ?

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