Une disette et un beau party d’anniversaire pour y mettre fin

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Le lac où nous avons fait trempette.

Quinze jours, et même un chouïa plus… Quinze jours que je ne suis pas venu sur ce blogue, quinze jours que je n’ai pas écrit une ligne. Rien, nada, nothing else matter (bon là faut aimer Metallica)… Je suis désolé. Vous savez quoi ? C’est dur d’écrire quand vous le faites déjà à longueur de journée. D’où des parenthèses qui s’étirent et se brisent les lombaires sur le hamac si accueillant de la paresse.

Je m’adresse aux femmes, nombreuses à visiter ce site (on appelle ça un fantasme) : écrire, c’est parfois comme accoucher. Tu pousses, tu pousses, et rien ne sort. Et quand tu as recours au forceps pour extirper tes mots de leur grotte, c’est pire.

Du coup (tiens, une expression qui fera plaisir à des amis québécois qui trouvent que les Français l’emploient à tour de bras), je suis devant mon ordinateur, en ce mercredi soir 14 septembre 2016. À Montréal, au Québec, sur la planète Terre. Je me suis demandé ce que j’allais pouvoir raconter, après ma dernière chronique sur l’amitié qui a beaucoup fait réagir. Elle était pas super guillerette, je vous l’accorde, mais il faut de tout pour faire un monde, et le mien sautille d’une humeur à une autre avec l’entrain d’un vieux satyre.

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Notre nid douillet !

Je pourrais par exemple vous parler de mon dernier week-end, en compagnie d’une trentaine de personnes dans un coin perdu et terriblement reposant des Laurentides, toujours au Québec, une province peuplée d’extraterrestres qui causent le français dans un océan d’Amerloques et apparentés, aussi appelés Canadiens. Si je suis allé me perdre dans une cabane au fond des bois, encerclé d’Indiens et d’autochtones dansant le set carré en se gavant la panse de pancakes au sirop d’érable – c’est juste un clin d’œil au magazine Elle, dont le dernier article sur le cuistot de ses dames Ricardo a créé une commotion chez les cousins, qui ont tiré à boulets rouges, et à juste titre, sur ce concentré de clichés – c’était par amitié.

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On a même eu droit à un peu de musique.

Oui ! (je me suis mis debout, la main sur le cœur) si j’ai fui Montréal momentanément, c’est pour fêter les __ ans d’une amie. Je n’ai pas le droit de vous révéler son âge; elle me l’a promis après une danse lascive qui a terrassé mes pupilles dilatées. En revanche, je vais vous dire son prénom : Virginie. Je le dévoile d’autant plus que ma sœur chérie porte le même, et qu’aucune autre Virginie ne lui arrive à la cheville (c’est non négociable). Donc Virginie, née le 7 septembre 1966 (si vous êtes bons en calcul, c’est dans la poche), a été mise à l’honneur, entourée de sa famille suisse (oui, la dame est suisse, mais dépourvue de cet accent qui tue dans l’œuf la plus louable tentative de drague) et d’une tripotée d’amis immatriculés pour la plupart au pays de Félix Leclerc (au chocolat), mais aussi quelques individus issus d’une race supérieure avec un accent pointu et une haute estime de leur personne : des Gaulois, et même des Gaulois hybrides, à cheval entre le Québec et le royaume de France (ça y est je deviens monarchiste).

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Virginie souhaitant restée anonyme, j’ai dû me rabattre sur une photo de saucisses…

On s’est donc retrouvé à festoyer sous une bâche, le temps incertain puis carrément pluvieux ne permettant pas de communier gaiement et dans le plus simple appareil autour d’un feu nourri. Plus tôt dans la journée, certains, dont l’auteur de ces lignes, s’étaient laissés aller à un petit plongeon dans un lac aux eaux opaques mais plutôt hospitalières côté températures. Je dois avouer que la présence accrue de femmes sur le ponton fut un agréable remontant pour ma motivation hésitante. Ce court séjour, que j’aurais prolongé sans hésitation si je n’avais pas eu quelques articles urgents à terminer, fut très agréable en dépit d’une grosse araignée, de quelques bourrasques de vent ayant fini par avoir raison de notre abri de fortune, et de l’absence de couples échangistes (en même temps, j’étais seul donc éliminé d’office).

Pour terminer cette petite bafouille, je crois que je vais dédier ce texte sans queue ni tête (quoique) à cette fameuse Virginie, dont le cap symbolique a été fêté dignement. Comme je lui ai dit, « 50 ans, c’est sur le gâteau, pas dans la tête ». Car elle est jeune dans sa tête, cette illustratrice férue de photo et de champignons, qui ne manque jamais une occasion de se jeter à l’eau (une vraie sirène cette fille !), et qui a trouvé une manière bien originale, sa fibre artistique en bandoulière, de nous remercier d’être venus, d’avoir fait la vaisselle et apporté tant de bouffe que le petit-déjeuner le lendemain avait l’air d’avoir été préparé pour la famille Gulliver.

Sur ce, je retourne dans ma bulle… j’ai un film cochon qui m’attend (maman, c’est pour rire)…

Photos : MoI, sauf ci-dessous, signée Virginie. 

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1 reply »

  1. Cool Oli! Je confirme c’était un beau party! t’as m^me osé plonger dans ce lac noir!! mais tu m’a fait une tête de saucisse? attends que je te retrouve sur une montagne…;-)

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