Mec in France : jour 1

Un jour, une photo… et parfois plus, c’est le thème de cette rubrique temporelle. Mes vacances en France, à l’instinct et dans l’instant. C’est parti…

Mercredi 13 décembre. Paris, me revoilà. Paris vu de l’aéroport Charles-de-Gaulle, c’est pas Byzance, la face écornée de la carte postale. Et pour ne rien arranger, le comité d’accueil fait grise mine. Le ciel paraît inconsolable, et avec la mort de Johnny Hallyday tatouée sur des mouchoirs encore tièdes de larmes, c’est à croire qu’il pleure lui aussi cette disparition médiatisée ad nauseam.

Par chance, le moral est au beau fixe, j’en suis donc quitte pour aller m’acheter une lame de rasoir et me trancher les veines de la gaieté. J’ai donc droit à Paris qui ronchonne, ce qui revient à un pléonasme me diront certains. Un ami originaire du sud de la France, le coeur footballistique penchant du côté de Marseille, n’a pas paru surpris par cette réception plutôt fraîche de la capitale, avec ce soupçon à peine voilé de moquerie dans le propos. Ou quand la rivalité sportive empiète sur le terrain de la météo.

L’immense aéroport de Roissy n’arrange rien. Maussade lui aussi. Tout ce béton partout, ça vous cimente les artères et vous obstrue les hublots de la pensée positive. Enfin, je veux pas généraliser, je parle du terminal que je fréquente à chacune de mes visites en France, celui qui abrite aussi les trains Grande-lignes. Mais j’imagine qu’ailleurs ce n’est pas plus rose.

La photo du jour, prise à la table d’un Starbuck redevenue fréquentable après un petit brin de toilette prodigué par mes soins – avec le renfort d’un produit nettoyant qui trainait par là (peut-être volontairement pour inviter les clients à faire le ménage) – est assez symbolique de mon arrivée dans la patrie de cette dame de fer qui enfonce ses jambes écartées dans des pupilles conquises malgré cette posture obscène.

J’ai quitté ce havre de linceul aux portes du 15h, direction ma Lorraine natale, elle aussi abonné au gris, mais avec de belles séquences ensoleillées à prévoir du côté des proches, délicieux cocktail de famille et d’amis fidèles. Du bonheur sans nuages.

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