Mec in France : jour 3

Un jour, une photo… et parfois plus, c’est le thème de cette rubrique temporelle. Mes vacances en France, à l’instinct et dans l’instant. C’est parti…

Vendredi 14 décembre. Aujourd’hui, j’ai rendez-vous dans une école, plus précisément celle que fréquente mon neveu Louis. Depuis que je suis arrivé du Québec, ce dernier n’a cessé de demander à sa mère quand il verrait son tonton. Le tonton en question a décidé de lui faire une petite surprise à l’occasion de la fête de Noël organisée par cet établissement privé situé en plein coeur de Metz.

Le spectacle doit commencer à 16h, j’arrive sur place avec dix minutes d’avance. La cour intérieure grouille de parents et de proches impatients de voir les enfants à l’œuvre. Ces derniers surplombent leurs spectateurs d’un jour, agglutinés contre les rambardes des couloirs extérieurs. Beaucoup tentent de localiser leur famille dans cet amas hétérogène, et vice-versa. Pour ma part, j’ai toute les difficultés à capter mon neveu parmi la centaine de mômes chaudement habillés. Je dois compter sur le renfort de ma soeur et mon beau-frère pour le visualiser. Arborant un manteau jaune et un bonnet bleu, Louis finit par apparaître sur notre radar, son visage poupin s’illuminant en croisant les nôtres, et en particulier le mien, celui de cet oncle parti vivre à l’étranger qui accentuait sa joie en assistant à ce récital auquel le petit homme apportait son écot avec une application touchante.

À 16h, le spectacle de Noël prend son envol sous la direction d’une professeure juchée sur une estrade au milieu d’un public qui immortalise ces voix cristallines parfaitement synchrones à l’aide de téléphones. Trois chansons plus tard, dont une en anglais, le show est déjà terminé. Les petits choristes sont invités à rejoindre leurs familles. La suite se résume à des attroupements qui mettent les nerfs de certains à rude épreuve, alors que beaucoup se dirigent vers la cantine de l’école transformée en petit marché de Noël. Munis de coupons leur donnant droit à des boissons, friandises et autres gourmandises, parents et enfants ne se font pas prier pour réclamer leur viatique et assouvir leur tentation de sucre. Je décide pour ma part de rejoindre ma soeur, partie récupérer son fils dans la chapelle située au premier étage. À peine suis-je arrivé en haut de l’escalier que j’aperçois mon neveu. Le contact est établi et il fait un bien fou. Louis dans mes bras, en position diagonale, le regard rieur et le sourire espiègle. Je le sens heureux de ces retrouvailles et je n’ai pas à me forcer pour lui faire comprendre que c’est réciproque.

Une crêpe au sucre et quelques bonbons plus tard, nous voilà partis. Ce soir, on va se bourrer la panse avec une bonne raclette composée de fromages et de charcuterie fleurant bon l’Italie. Mais avant cela, nous faisons une halte dans un café où les smoothies constituent l’essentiel de notre commande. Sauf pour Louis, qui a hérité d’un bretzel faisant le double de sa tête, acheté par son père dans un des chalets de Noël jouxtant l’endroit où nous nous trouvons, niché sous les arches médiévales de la magnifique place Saint-Louis. Un bretzel bien trop gros pour son petit ventre.

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