Mec in France : jour 4

Un jour, une photo… et parfois plus, c’est le thème de cette rubrique temporelle. Mes vacances en France, à l’instinct et dans l’instant. C’est parti…

Le champagne, rien de tel pour bien commencer un repas!

Samedi 16 décembre. Aujourd’hui, je renoue avec le repas à la française. Je reprends : je renoue avec le repas – interminable – à la française. Pas que ça me dérange, bien au contraire. On a tous en mémoire ces agapes qui dépassent le cadre formel, qui se foutent royalement de l’horloge en contorsionnant les aiguilles du temps.

Ça commence par l’apéro, qui donne le ton, affiche le tempo. Les entrées et autres petits fours font saliver, mais ce sont surtout les boissons qui font souffler le vent de la décontraction. Un verre, deux verres… et parfois un peu plus quand la bouteille affiche le port altier des Champenoises de son cru. Ah le champagne… Des bulles qui ont valeur d’étoiles dès qu’on les libère de leur bouteille. Un peu plus tard, c’est le vin qui prend ses quartiers, rouge de préférence. C’est en tout cas la couleur préférée de mon beauf, avec une appétence pour les cadors de Bourgogne. Il finira d’ailleurs par sortir la grosse artillerie : une bouteille d’Echezeaux de 2006. Même moi qui ne suis pas un connaisseur, j’ai vite compris en plongeant mes narines dans son bouquet puissant que j’avais affaire à un prince. Inutile de dire qu’en si bonne compagnie, le fromage à fière allure.

Le fromage, parlons-en. Il est apparu sur la table avec la salade sur les coups de 15h. Deux heures plus tard, on tournait le dos au café et au dessert, mais pas à cette table à laquelle nous semblions très attachés. Cette table qui avait perdu de son élégance au fil des plats. Débraillée. Quelques cadavres de bouteilles épars, des verres qui avaient rompu les rangs depuis longtemps, des serviettes moins glamour sous les coups de nos mains souillées, et même une bouteille de Maggi presque incongrue – comme la bouteille de Perrier d’ailleurs – au milieu des sacro-saints nectars enfantés en Côte-d’Or.

Généralement, les repas du soir s’avèrent plus léger après ce genre de consistance. Certains décident de le sauter, d’autres osent le surplus. J’ai opté pour la seconde catégorie. Par gourmandise. Comment dire non en effet à ces délicieux poireaux au jambon et à la béchamel préparés par ma mère, qui ont miraculeusement étendu la paroi de mon estomac. Les gourmands sont décidément plein de ressources !

La fin d’un repas offre toujours un spectacle de désolation… 😉

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