Mec in France : jour 6

Un jour, une photo… et parfois plus, c’est le thème de cette rubrique temporelle. Mes vacances en France, à l’instinct et dans l’instant. C’est parti…

Si vous suivez cette saga gauloise depuis ses débuts, vous aurez sans doute remarqué qu’il manque le jour 5. Et vous avez raison ! Mais vous vous attendiez à quoi, que je me coltine les quelque 6 semaines que je vais passer dans cette douce France ? Vous rigolez ou quoi ? J’ai pas que ça à foutre non plus. Et puis je fais ce que je veux, non mais…

Trêve de plaisanterie, revenons à des choses plus sérieuses. Ma dernière gastro par exemple (le correcteur vient de me proposer « gastronomie », ce qui n’est pas, mais alors pas du tout la même chose, sauf pour les scatos de ce monde il va sans dire). Elle et moi, c’est une histoire qui dure. Ah ma fidèle gastro… (n’y voyez aucune allusion nostalgique à l’ancien dictateur de Cuba, encore qu’il aura bien fait chier les Amerloques).

En général, quand une gastro se met à batifoler dans les airs, colonisant les intestins les uns après les autres, elle passe toujours me faire un petit coucou. Je la fais entrer, on boit un café, on papote. C’est quand elle part que ça se gâte. Ces 3-4 dernières années, curieusement, elle n’est pas venue me voir, au grand regret du papier toilette que j’avais mis de côté pour la recevoir avec tous les égards auxquels une dame de son rang a droit. Elle est réapparue lundi dernier, le 18 décembre. J’avais senti poindre son arrivée imminente la veille, alors que je regardais la télé. Des douleurs abdominales qui je ne mettais pas sur le compte d’une séance de sport un peu trop zélée. Une nuit blanche plus tard, à me tortiller comme un cannelloni dans mon lit, j’avais compris. J’avais compris que les retrouvailles étaient pour cette année.

Le lendemain, j’étais comme ce téléphone qu’on a oublié de recharger la nuit. Il devait me rester une barre d’énergie et mon ventre commençait à clignoter. Misère… Et puis la nausée, et puis l’accaparement des toilettes… Bref, vous connaissez la suite. Autant dire que j’étais vidé. J’ai aussitôt annulé un repas prévu le soir même avec deux amies, sachant que je n’allais pas être de très bonne compagnie. L’après-midi, je patientais dans la salle d’attente du médecin de famille, enfin tout comme, auquel ma mère apporte de temps à autre des gâteaux et qu’elle tutoie. Une complicité qui m’a valu de devancer les autres patients, pourtant arrivés avant moi, ma créatrice (en grande partie) ayant expliqué à l’assistante et femme dudit toubib que j’étais entre la vie et la mort, le caca au bord des lèvres et les intestins de guingois (ma mère, que je soupçonne d’avoir des antécédents juifs, a tendance à exagérer).

Le lendemain, alors que mon état s’améliorait, au grand bonheur des femmes qui faisaient le pied de grue devant le domicile familial, redoutant sans doute une fin plus merdique, j’ai appris que ma soeur et mon beauf étaient atteints du même mal, ainsi qu’une amie proche. Deux jours plus tard, c’était au tour de ma mère, que j’avais dû contaminer alors que Dame liquide faisait un festin dans mes intestins frêles… Notre enquête conjointe nous a permis de remonter jusqu’à la source d’un possible coupable. En l’occurrence une… Une gamine de deux ans, adorable au demeurant, qui était présente au repas du samedi 16 décembre, relaté dans la chronique précédente, auquel nous avions tous pris part et qui avait joué les prolongations et éclusé quelques bouteilles de rouge dangereuses pour les artères du porte-feuille. La petite, avait-on appris par ses parents, n’était visiblement pas totalement remise d’une gastro. Bref…

Pour relativiser – une évidence quand même, y a bien plus grave dans la vie, hein ? – on s’est mis à imaginer la même hécatombe le jour de Noël. Être contraint à la diète au coeur de ces réjouissances familiales, je crois que je n’aurais pas supporté… 😉

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1 reply »

  1. une gros merdi…oops! merci je voulais dire Olivier pour ce mère-veilleux voyage dans ton appareil intestinal.Tu sais le mot philosophique eschatologie (l’étude de la fin des temps) et le mot scatologique ( se dit des écrits se limitant aux expériences pipi-caca…un peu comme ton texte quoi!) ont la même source étymologique…on pourrait aussi dire le même terroir…celui du premier chakra pour ne pas dire…le cul! belle continuité à toi et ton appareil!

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