Mec in France : jour 8

Un jour, une photo… et parfois plus, c’est le thème de cette rubrique temporelle. Mes vacances en France, à l’instinct et dans l’instant. C’est parti…

Mercredi 20 décembre. Déjà une semaine que j’ai renoué avec la France, et la Lorraine en particulier. Après une bonne gastro deux jours plus tôt, je rejoue l’épisode des grandes retrouvailles. Car ce soir, j’ai rendez-vous avec le FC Metz, qui porte sa croix (de Lorraine) depuis le début du championnat de football, où il se morfond à la dernière place. Entre Montréal, où l’équipe de hockey, la plus titrée de la ligue nord-américaine (véritable référence en la matière), semble condamnée à dépoussiérer ses souvenirs nostalgiques au grand dam de supporters bipolaires, et cette formation à laquelle je dois d’intenses émotions – la coupe de France 84 ou la mythique saison 97-98, qui avait vu les Messins abandonner le fauteuil de champion au goal-average !, les similitudes de la déconvenue sont frappantes…

Pour ce dernier match avant la trêve hivernale, les Grenats affrontent Strasbourg, qui connaît une belle séquence depuis plusieurs semaines, elle qui s’est payée le luxe de faire tomber le grand PSG, une première dans un championnat dominé de la tête et des crampons par les Parisiens. En l’absence de Nancy, reléguée la saison passée en Ligue 2, les Alsaciens sont devenus l’adversaire à battre, un peu comme les Maple Leafs avec le Canadien. Un derby, comme on dit dans le jargon. S’il y a bien un duel à remporter, c’est celui-là ! C’est peut-être cette rencontre à la rivalité exacerbée qui explique l’affluence dans les gradins, plutôt bien garnis pour une équipe qui en arrache. Nous sommes environ 15 000 dans le stade, dont 600 Strasbourgeois entassés dans un coin…

Je suis installé dans une tribune située derrière un des buts, en compagnie d’un ami d’enfance. Dans un autre secteur a pris place un autre ami, venu avec son fils de 10 ans, qui assiste pour la première fois à un match du FC Metz. Il ne sera pas venu pour rien. Car au terme de cette rencontre que j’anticipais comme un supplice – eu égard aux piteux résultats du club – c’est finalement les locaux qui quittent le terrain le sourire de la victoire lacé aux lèvres. J’ai même du mal à donner raison au tableau d’affichage : 3-0 pour Metz. Oui, 3-0, une belle fessée quoi. Le succès est d’autant plus beau qu’il s’agit du premier à domicile pour les Grenats, alors que nous sommes parvenus à mi-parcours du championnat… Cette victoire inattendue – pour ne pas dire inespérée – a réchauffé les organismes transis par le froid qui enveloppe l’enceinte mosellane. Car  je renoue aussi ce soir-là avec l’humidité passe-muraille du climat lorrain. Mais ceci est une autre histoire…

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