Retour sur la TDLG bottines 2017 (éloignez les enfants)

Ne vous fiez pas au titre, c’est pour rire. Si vous pensiez voir des corps dénudés et des femmes poursuivies par des satires avinés ayant perdu toute notion de bienséance, vous allez être déçus. J’ai bien quelques photos compromettantes en réserve, mais je vais les garder pour plus tard, dans l’éventualité de chantages compatibles avec la santé de mon compte en banque.

Je rappelle, pour les néophytes, que la TDLG est le diminutif de Traversées de la Gaspésie. Il existe deux versions de cet événement sportif et festif qui s’appuie sur un socle solide de bénévoles : hivernale et automnale. La première est aussi la plus ancienne. On y croise des adeptes de skis de fond, et de plus en plus d’amateurs de raquettes. Je précise qu’on parle ici de cet équipement très pratique pour évoluer dans la neige. Il est donc inutile d’apporter ses petites balles jaunes. La seconde, lancée il y a quatre ans, gagne en popularité. De quoi remplir trois bus.

J’ai pu prendre part aux deux formules dans le cadre de reportages [ le second vient de paraître dans le magazine français Québec le Mag* ]. Je vous propose un petit retour en arrière – et en images – sur la dernière TDLG bottines. Ça s’est passé entre le 23 et le 30 septembre…

*le magazine, paru en France début août, sera disponible au Québec début septembre. On peut aussi se le procurer en ligne.

[photos : Olivier Pierson]

Renseignements et inscriptions : www.tdlg.ca

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JOUR 1 : DÉMARRAGE EN DOUCEUR À BONAVENTURE 

 

 

J’aimerais pouvoir vous dire que Sylvie Gallant, la Madame accordéon de la TDLG (en haut à gauche), s’est réfugiée sous une ombrelle, mais non. C’est un parapluie. Alors que la veille, la météo était au beau fixe, elle nous a joué un mauvais tour le lendemain. Soleil absent, sans un mot d’excuse. Nada.  Remarquez, on a eu de la chance. Il a plu comme vache qui pisse [expression gauloise dont je raffole] jusqu’à 8 h environ, sachant que nous partions juste après. On ne risquait pas de se claquer un mollet ce jour-là. La mise en bouche a coïncidé avec une allure très tranquille. Plus une balade qu’une vraie randonnée, histoire de se mettre en jambes. Notamment sur notre route : le Bioparc de la Gaspésie (avec tout plein de z’animaux dont un ours prénommé Couscous, ça ne s’invente pas !) et un terminus au Café acadien, où l’on a le sens de l’accueil et de la bonne bouffe !

Le moment fort : le soir sur la page, en compagnie de Pierre-André Bujold, qui nous a fait voyager sur sa guitare avec des chansons ancrées dans la mer.

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JOUR 2 : DES MARCHEURS DANS LA BRUME

 

 

On entre dans le vif du sujet : les Chic-Chocs. Les Rocheuses québécoises ! Après deux heures de bus, on attaque l’ascension du mont Xalibu (1 140 m) pour finir la tête dans les nuages, au propre comme au figuré. Vêtements chauds de rigueur au sommet, battu par des grosses rafales de vent, alors qu’au même moment Montréal croule sous la canicule. En redescendant, deux possibilités sont offertes aux randonneurs : le bus ou un sentier de 7,5 km à travers la forêt débouchant sur le gîte du Mont-Albert, où nous allons passer trois jours.

Le moment fort : le point de vue magnifique au belvédère de la Corniche. Du moins pour les quelques chanceux comme moi qui ont pu en profiter avant l’arrivée de la brume !

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JOUR 3 : ON A MARCHÉ SUR LA LUNE

Grosse nouvelle : le soleil est de retour ! Il a un peu tardé à montrer le bout de son nez, mais il est apparu au bon moment alors que nous nous apprêtions à entamer la descente de la cuve du Diable, sur le mont Albert. On se serait cru sur la lune dans ce décor  aride et rocailleux où la serpentine (des roches de couleur orangée) accentue la singularité des lieux. Les nuages se sont dissipés comme le rideau d’un théâtre qui dévoile son décor. Celui qui apparaît devant nos yeux est grandiose. À moins d’avoir survolé la Terre à bord d’une navette spatiale, on ne peut rester insensible à ce genre de panorama. À mesure de notre progression, la végétation redevient plus luxuriante, parée de ces couleurs barioles qui font le charme de l’automne… et du randonneur en quête de toiles inspirantes.

•Le moment fort : la descente dans la cuve du Diable. Si vous êtes du genre contemplatif, c’est le moment ! Sortez votre appareil et ouvrez grand vos yeux ! Un véritable festin !

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Plein les yeux dans la cuve du Diable, le joyau du mont Albert !

 

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L’arrivée au gîte du Mont-Albert, avec l’incontournable petit remontant !

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JOUR 4 : LES LARMES DU CIEL ET DU COEUR

Pluie au programme et à fortes doses, ce qui contraint l’organisation à modifier le programme. Exit les 3 montagnes prévues pour un menu moins exigeant et surtout moins risqué. Ce sera donc les monts Ernest Laforce et Olivine. Des départs ont lieu à 10h et 13h. Je choisis celui de 13h, en direction de Laforce, très apprécié pour sa vue à 360 degrés. Sauf que ce jour-là, c’est purée de pois au menu et à volonté ! Encore… Quelques cris d’originaux percent ce rideau opaque : nous sommes en période de ruth (enfin lui, pas nous…). Belle journée malgré tout. Un randonneur est heureux quel que soit la météo. Le grand air, c’est sa coke, et le sevrage n’est pas pour demain…

•Le moment fort : l’hommage rendu à Yves Tessier (cliquez ici pour en savoir plus). Ce pilier de la TDLG, condamné par la maladie [il est décédé quelques mois plus tard] a eu droit ce soir-là à un hommage très émouvant de la part de sa grande complice Claudine Roy.

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JOUR 5 : UNE VAGUE DE SOLIDARITÉ

Changement de décor et nouvelle tournée de bus. Après les montagnes du parc national de la Gaspésie, les vagues d’une mer plutôt agitée. Notre débarquement à Grande-Vallée est assez décoiffant merci bien ! La trame sonore des vagues est une bien agréable compagne. Le village de Petite-Vallée est notre point de chute, avec une escale prévue au Village en chansons, dont le Théâtre de la Vieille Forge, véritable emblème d’un Festival dédié à la chanson francophone, est parti en fumée le 15 août.  La TDLG a eu la bonne idée de nous demander de déposer des cailloux en forme de cœur pour exprimer notre solidarité. Des cailloux sur lesquels chacun a laissé un petit mot. Sympa !

 

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JOUR 6 : CAP SUR LE BOUT DU MONDE

C’est l’heure du dessert. Direction le parc Forillon pour clore en beauté ce périple d’une semaine… Le ciel chagrin de la matinée n’entame pas la bonne humeur des marcheurs, qui entament d’un bon pas cette boucle d’une vingtaine de kilomètres, soit la plus grosse étape de cette édition 2017. Cette journée nous fait prendre de la hauteur, notamment au sommet de la tour du mont Saint-Alban, perchée à 280 m d’altitude. Un arrêt incontournable en raison de son époustouflante vue panoramique. Là encore, les photos sont de rigueur ! La pause déjeuner au phare de Cap-Gaspé n’est pas mal non plus malgré des températures plutôt fraîches. Notre périple prend une tournure musicale à Grande-Grave, où un duo de musiciens (guitare et violon) nous entraîne dans un tourbillon de mélodies traditionnelles…

Comme le veut la tradition, la dernière soirée donne lieu à un gros party déguisé. Le thème de cette année : Grease.  Direction les années 50 à l’intérieur du cégep de Gaspé. Certains ont particulièrement soigné leurs tenues, à l’image de ce quatuor de participantes ayant ressuscité la gang des Pink Ladies. Devant l’entrée, quelques voitures de collection font le bonheur des convives (et des photographes !), tandis qu’à l’intérieur quelques objets désuets nous ramènent à cette époque surannée. On a même pensé à la machine à barbe à papa, synonyme pour beaucoup de retour en enfance. La soirée s’achève en respectant une autre coutume : l’accostage au Brise-Bise, en compagnie d’autres matelots avides de musique et de cervoises. Faut-il préciser qu’après ça, le retour à Montréal a été calme ?

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Petite pause au phare de Cap-Gaspé, dans le parc Forillon, où Claudine Roy avait un petit remontant à proposer : la Radoune, un gin de la région.

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1 reply »

  1. Allo Olivier, Quel bonheur ce matin! Exactement comme je les aime! Je vais regarder pour 2019. Merci mon ami ,….on en reparlera devant un bon café, nous les maniaques du café. Je me prépare pour Prague, ça aussi c’est de l’adrénaline!

    Bisous 😘 Andrée, heureuse habitante de Saint-Lambert! Tu connais Saint-Lambert? 9ième ville au Canada où il fait bon vivre. C’est La Presse qui l’a dit.

    Envoyé de mon iPad Andrée Murray

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