Mon marathon de marche

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42 km. À deux reprises dans ma vie, j’ai parcouru cette distance en courant. On appelle ça un marathon. À Paris en 2004 et à Montréal en 2011. Avec deux différences notables entre ces deux métropoles : j’étais arrivé dans la capitale française affûté, bien préparé. Le lendemain de cette épreuve, j’avais des fourmis dans les jambes, j’étais prêt à remettre ça, des bribes d’euphorie encore pendues à mon moral empli de fierté. Le tableau était tout autre au Québec : aucune préparation, ou presque. J’avais puisé dans mes dernières réserves, senti la souffrance me taillader les cuisses. J’étais parti comme un jeune et j’avais franchi la ligne d’arrivée comme un vieillard, après 5h30 de supplice. Je grimaçais rien qu’à l’idée de devoir descendre un trottoir. Je crois que cette image vaut tous les discours. J’étais vidé, j’étais allé au bout, j’avais touché le fond, et j’en voulais terriblement à ce marathon qui m’avait réduit à l’état de zombie. Je le vomissais par tous les pores…

Jusqu’à ce samedi 29 septembre. Sauf que ce 3e marathon, je l’ai accompli en marchant, avec un sac de 8 kilos environ sur le dos. Une envie comme ça, comme une envie de pisser, qui me trottait dans la tête depuis 2-3 ans. Rallier le joli village de Val David au départ de Saint-Jérôme, dans la région très boisée des Laurentides, c’était un défi comme tant d’autres, lancé à soi-même pour se prouver je-ne-sais-quoi. Peut-être pour se sentir en vie dans ces instants où la douleur vous la rend plus précieuse.  Rien d’insurmontable ceci dit – comparé à tant d’exploits accomplis par des êtres hors normes sur la planète – même si l’exercice n’aura pas été une partie de plaisir, d’autant que je m’étais mis en tête de ne pas trop traîner en route.

Je me suis donc élancé sur le sentier du P’tit Train du Nord, une ancienne voie ferrée reconvertie en piste cyclable. Il était 7h50. Près de 9h plus tard, pauses comprises, j’arrivais à destination avec quelques crampes et grimaces en plus. Une expérience que j’ai décidé de partager sur le site de Québec le Mag. Bonne lecture !

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Plusieurs gares reconverties en points de services jalonnent le parc linéaire du P’tit Train du Nord, comme ici celle de Saint-Adèle, avec son café et sa boutique dédiée aux cyclistes.

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