Il y a 44 ans…

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Ça m’est venu comme ça, comme une envie de pisser. Une photo. Une photo pour célébrer les 44 printemps de la frangine. D’une année à l’autre, j’essaie de me renouveler quand vient le temps de lui fêter son birthday, sans bougies ni gâteau. Hier un album d’instantanés en noir et blanc, à la saveur internationale, et d’autres textes sur mon blogue pour souligner cette grande occasion. Aujourd’hui cette simple pose, jaillie d’une imagination polissonne. Mais derrière tout cela l’essentiel : la sincérité du geste, la noblesse de la pensée…

Ça a fait tilt hier. J’ai sorti vite fait quelques affaires. Vite torchée – mais pas bâclée – cette histoire. Je riais par anticipation, avec le résultat final en tête. Un vrai ado. Ça a donné ce cliché un peu fourre-tout, pas sérieux pour un sou. À l’instinct. Conçu comme un entrelacement de nos vies. La tienne, la mienne. La nous. Des symboles à presque tous les étages de ce corps qui est le mien, de deux ans ton aîné, que je m’échine à maintenir dans un état acceptable à grandes doses de sport.

Les chaussettes : oui, je sais, ça pique un peu les yeux. Un clin d’œil à mes années « football ». Une vingtaine d’années à courir derrière un ballon qui prenait parfois de drôles de trajectoires sur des terrains qu’un cultivateur de patates n’aurait pas reniés. Bon, les chaussettes de mon club étaient bleues, mais je n’avais que ça sous la main. Je m’en sers en hiver pour me réchauffer les jambes et aussi pour faire fuir les mouffettes, dont les goûts douteux en matière de parfum ont fait le tour du Québec.

Le tee-shirt : celui du FC Metz bien sûr, année 84, un grand millésime. Cette année-là, la bande à Hinsberger soulevait la coupe de France pour la première fois de son histoire aux dépens de l’AS Monaco. Metz, c’est aussi la ville qui nous a vus naître, dans un quartier aux allures de banlieue, concierge pyromane inclus.

La veste du costume est celle que je portais à ton second mariage. Oui, le second. Sur ce coup-là, je pense ne jamais te rattraper. Déjà un, c’est inconcevable pour moi, alors deux… C’était un mariage génial en tout point de vue. La déco, le cadre bourguignon, la météo, la bouffe, la coke et les putes… rien à redire. Chapeau !

Le bonnet, ou la tuque en version québécoise : un clin d’œil au pays qui est devenu le mien. En général, tu dragues pas avec ce genre de casque. Car là c’est plus un bonnet, t’avoueras… Tu ajoutes un grillage et tu as un gladiateur. Mais ça tient chaud. Au Québec, quand le froid devient piquant, tu oublies les considérations esthétiques. C’est ça ou tu perds tes oreilles.

Le drapeau tricolore, c’est pour celui [le pays] qui est toujours le tien, et encore le mien quand l’équipe de France de football est sacrée championne du monde. 😉

Et au milieu de tout ça, il y a ton frère, toujours en équilibre sur son présent bancal, célibataire incompris et difficile à comprendre, sociable et solitaire à la fois, criant à qui veut l’entendre qu’on n’est jamais mieux servi – et masturbé – que par soi-même. Un frère qui ne fait qu’un avec le « tonton qui fait des bêtises », dixit ta fille Emma, ma nièce adorée, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. On ne refait pas sa vraie nature. La mienne me pousse vers le ravin de la déconne, jamais à court d’une idée pour récolter un sourire, surtout si ce dernier illumine le visage d’un être sacré.

Joyeux 44e anniversaire frangine.

O.

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Catégories :Divers et varié

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