Il était une fois…


photo-1Bon, je dois parler de moi. Pas facile…

Ni pompier ni vétérinaire

Le 27 avril 1972, je poussais mes premiers cris d’homme à Metz. J’ai fini par devenir journaliste, après avoir, comme tant d’enfants, rêvé à d’autres professions. Oui, j’ai voulu être pompier et vétérinaire. Comme j’avais le vertige, j’ai fait une croix sur les gros camions rouges et le hurlement des sirènes qui charrient tant de fantasmes inavoués chez les femmes en mal d’uniformes. J’aurais pu soigner et sauver des animaux, si je n’étais pas tombé un jour sur un reportage montrant un véto aidant une vache à mettre bas, sans prendre de pincettes. Pas la peine de vous faire un dessin, mais disons que le professionnel et l’herbivore deviennent soudain très intimes. 

Écrire pour vivre

Journaliste, c’était un job moins salissant, à de rares exceptions prés. Je pense par exemple à la couverture d’une épreuve de motocross, quand il a bien plu les jours précédents. J’ai toujours aimé écrire, c’est plus fort que moi. Mes mains ont la tremblote et mes pensées toujours des choses à raconter. J’ai fait mes premières armes au Républicain Lorrain, où je suis resté une dizaine d’années, après être passé par plusieurs agences. J’ai même été le chef de l’une d’elles, mais j’ai toujours préféré être un coéquipier qu’un donneur d’ordres. En 2007, j’ai décidé de tout plaquer. Je suis parti en bons termes. Cela m’a servi, quand j’y repense.

L’appel québécois

Je voulais découvrir autre chose. Pourquoi le Québec ? Comme l’écriture, il rodait en moi. Ado, je l’avais mis dans un coin de ma tête. À 35 ans, il a croisé ma route par hasard. Après, j’ai enchaîné les allers et retours entre Paris et Montréal. Après avoir obtenu ma résidence permanente – aussi appelée parcours du combattant – en 2011, j’ai fini par décrocher le Graal en devenant citoyen canadien. Le chemin a été long et il a fallu consentir beaucoup de sacrifices, à commencer par quitter ma famille et mes amis. Loin de mes yeux désormais, mais jamais, ô grand jamais, de mon cœur. La France restera mon pays, un pays magnifique, où l’Histoire et la gastronomie rivalisent de délices. Le Québec n’est pas parfait, mais j’aime sa foi en la langue de Molière et cette propension à tenir la dragée haute à la majorité anglophone. Qu’ils le veuillent ou non, les Québécois sont comme les Gaulois d’une célèbre BD, qui luttent contre un envahisseur très puissant.

Au Québec, j’ai découvert le monde de la pige, assez précaire je trouve. Un quotidien fait d’incertitude, de hauts et de bas. J’ai toujours coutume de dire que je suis un galérien heureux dans la Belle Province. En France, on vous met souvent dans des cases, mais au Québec, on vous laisse choisir la vôtre. Il faut aller là où l’épanouissement vous appelle. Ça évite les regrets.

Tranches de vie

En devenant un expatrié, j’ai varié les angles de ma vie. J’ai écrit et auto-publié un livre sur mon expérience loin des miens, lequel a eu droit à quelques coups de projecteurs au Québec, dont une émission sur les ondes de Radio Canada. Un deuxième, inspiré cette fois de mes élucubrations françaises, a vu le jour, sous le régime de l’auto-édition lui aussi. Le voleur et les nudistes est un mélange de chroniques douces-amères, où l’on rit beaucoup et pleure un peu. Dans la jungle de l’édition, cette formule me convient, et je peux dire sans prétention que mes écrits ont plus de saveur et de style que certains livres étalés dans les librairies et publiés pour d’obscures raisons, qualité sacrifiée sur l’autel du mercantilisme. Le caca, même avec une belle couverture, reste du caca… J’ai également collaboré à la réalisation d’un album didactique sur le Mur de l’Atlantique, paru en avril 2011 aux Éditions Casterman.  

Voilà ce que je peux dire de moi. Ma vie est un roman franco-canadien, oh, pardon, un roman franco-québécois. Un ami m’a surnommé un jour l’écriturien, et je trouve que ce pseudonyme convient parfaitement à ma philosophie. Profiter de la vie et des mots, d’où le titre de ce blogue sans véritable case. Il est, tout simplement. 

L’homo-blogus vous salue,

– Olivier –

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