Mes anecdotes et autres exploits


Allez, juste pour rire, car avouez que sur cette Terre, on se prend parfois un peu trop au sérieux… Je vous livre quelques-uns de mes exploits…

De mémorables vendanges ! À Saint-Émilion, dans le Bordelais, année 93. Un grand millésime : j’ai vomi 4 fois en une journée, dont une dernière œuvre étalée devant un calvaire. Record inégalé depuis. J’étais jeune, je récupérais vite. Je n’étais pas un grand buveur (je ne le suis toujours pas), d’où ma déliquescence accélérée. Sur les conseils de la patronne, j’ai bu un litre de Perrier pour me remettre d’aplomb le lendemain de cette cuite dont mes acolytes vendangeurs se souviennent encore. Ça a marché, j’étais requinqué, ma mère ne s’est doutée de rien. Ça n’a pas duré longtemps, car il y a eu des fuites… La solidarité masculine a ses limites !

L’art de pourrir une soirée… Début des années 90, entre Argancy et Amnéville, deux communes situées en Moselle, département qui vaut franchement le détour malgré une pluviométrie intéressante et une densité de gris dans le ciel assez démoralisante. Je dois l’avouer : un jour, j’ai oublié ma copine. Quand je m’en suis aperçu, il était trop tard, elle nous rejoignait, dans sa voiture, sur le parking du bowling où nous avions décidé de fêter mon anniversaire. Inutile de dire que mon amnésie passagère a un peu plombé l’ambiance…

Courir à Montréal et souffrir. Deux marathons, dont celui de Montréal, en septembre 2011, avec une tendinite au tendon d’Achille et une préparation en pointillés… Bref, j’étais pas préparé. Suis presque venu les mains dans les poches. D’où mon temps ridicule : 5h30. Quinze minutes de trop et j’étais hors limites. Quand j’ai franchi la ligne de départ, j’avais 39 ans. À l’arrivée, j’en avais au bas mot 70. En clair : j’étais pas beau à voir. J’ai mis quatre jours à m’en remettre. On m’a enlevé mes couches après une semaine de réanimation intensive.

Jamais le premier soir… Ma plus courte relation avec une femme. Elle m’avait dit « je ne couche pas le premier soir ». Je l’ai crue. Elle m’a menti. Je ne lui en ai pas voulu. Dans ce cas précis, le mensonge n’est pas un péché. 😉

Cascadeur malgré moi. Convoi humanitaire en Ex Yougaslavie, avril 94. Je conduisais un des camions bourrés de médicaments, de denrées alimentaires et de vêtements. Un jour, j’ai mal négocié un virage. Mauvaise idée. Perte de contrôle. Un coup de volant à droite, un à gauche, et ainsi de suite. On serait cru dans la scène d’un film, genre Le salaire de la peur ! Accident assez impressionnant, merci bien. Ma co-pilote a crié « Mon Dieu ! » et moi « Maman ! » Je me souviens que c’était un 1er avril, vous parlez d’une farce !

Habemus papam… Sa première voiture, on s’en souvient tous. La mienne n’a pas aimé que je lui remplisse le réservoir avec du diesel, elle qui était plutôt essence. Je me souviens de l’épaisse fumée blanche derrière mon véhicule (la même qui consacre l’élection d’un pape), et de ces pompiers en civil venus me prêter main forte pour ranger ma poubelle sur un trottoir. Le grand moment de solitude arrive toujours au galop dans ces moments-là ! Je précise que j’ai eu mon permis de conduire à la deuxième tentative. Lors de la première, l’inspecteur a apprécié modérément que je passe de la 1ère à la 4e vitesse en pénétrant sur une autoroute. L’examen terminé, il a aussi mis l’accent sur mon absence de ceinture de sécurité. J’ai pas insisté.

On ne met pas son doigt dans une porte en acier, sous peine de le voir ressortir un peu plus court. Je vous laisse imaginer la tête de ma mère devant les dégâts. Vu mon jeune âge, j’ai pleuré, beaucoup. En fait, non, j’ai crié. Les voisins ont dû croire que ma mère me donnait une leçon à grands coups de tronçonneuse. Par chance, l’hôpital le plus proche était à 10 mn à pied. Le chirurgien a fait des miracles. Pour info, c’était le majeur droit, et à chaque fois que je le tends pour adresser de chaleureuses pensées, je repense à cet épisode douloureux…

Les yeux plus gros que le ventre.  Quatre flammekueche englouties à Strasbourg. Je divaguais avec deux copains, qui en ont mangé tout autant. La gargote faisait un rabais sur le menu, alors on en a profité. Le soir, on a ajouté un kebab dans nos ventres repus. Ces derniers n’ont pas aimé. Tous malades le lendemain. C’est rancunier, un estomac.

Le roi du javelot. Au collège, j’étais un crac au lancer du javelot, j’empilais les notes maximales devant mes camarades ébahis. Ça paraissait inné. Je me voyais déjà participer aux Jeux Olympiques d’été. Je n’ai empalé personne, ni même la prof de sport, terriblement craquante. J’ai cru qu’en me faisant crouler sous les 20/20, d’où une stature de dieu grec dans ma classe, elle m’envoyait des signaux d’ivresse. Puis il y a eu la gymnastique, et mes notes pathétiques. Rupture platonique. C’est dur de chuter de son piédestal !

Je suis distrait mais je me soigne. Je suis d’une distraction légendaire. Un épisode me revient en mémoire : pour subvenir à mes besoins d’étudiant, je suis standardiste dans une société qui commercialise de la charcuterie. Un jour, je reçois un appel, que je m’empresse de diriger vers la personne concernée :

« Oui ? »

« Bonjour Monsieur X, j’ai votre cousin au téléphone. »

« Mon cousin ? Vous êtes sûr ? »

« Oui, certain. »

« OK. Bon ben passez-le moi… »

Deux minutes plus tard, le directeur des ressources humaines sort de son bureau, petit sourire en coin :

« Ce n’était pas mon cousin, c’était Monsieur Cousin. »

Véridique !

Le goleador de la campagne.  J’ai fini meilleur buteur de mon équipe de foot. Précision : j’étais junior et l’équipe en question évoluait dans un modeste championnat de campagne, où les terrains ont parfois des accointances avec les champs de patates.

On appelle ça de l’auto-dérision…

God save la bouffe anglaise. J’ai mangé pendant une semaine dans une famille anglaise. Un soir, ma fourchette a rendu l’âme sur un bifteck, et j’ai cru qu’ils avaient peint leurs petits pois en vert fluo ! On pouvait aussi tordre leur pain de mie sans le rompre. J’étais à la fois subjugué et terrorisé par cette cuisine d’un autre monde. C’est pas comme les OVNIS : la bouffe british infecte, ça existe !

Patrriiiickkkk !!!!! J’ai assisté à un concert de Patrick Bruel, quand il avait encore les cheveux longs et qu’il nous cassait les oreilles en se brisant la voix. J’accompagnais ma petite amie de l’époque, hystérique. Quand elle a crié « Patriiiiiiiick ! », j’ai cru qu’elle avait joui.

Le Québec bourratif. J’ai mangé une poutine de mon plein gré, et je suis resté malgré tout ami avec le Québec.

Kaki dit ? J’ai accompli mon service militaire, et je suis resté sociable et cultivé en sortant. « Vous allez vous sortir les doigts du cul » restera ma phrase fétiche. Un grand merci à nos chaperons autoritaires, lesquels, à défaut d’être pourvus d’un cerveau, savaient égayer notre quotidien avec quelques trouvailles linguistiques savoureuses.

Ceinture blanche. J’ai été judoka pendant une semaine. Je suis tombé une fois, j’en ai eu marre. J’ai consolé ma mère en recyclant mon kimono en pyjama. Tomber dans un lit, c’est quand même plus agréable !

Un pied dans la grotte… Je suis allé à Lourdes 14 étés, et je ne suis jamais revenu avec des béquilles. On a aussi jeté un ami handicapé avec son fauteuil dans le Gave (la rivière locale), et il n’est pas ressorti avec des pneus neufs (blague éculée)… Mais pour se sentir utile et effacer les différences, cette destination est un must !

À suivre…

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